INTERVIEW

Skip The Use en interview / Past & Future

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De retour ensemble sous l’étiquette Skip The use, Yan Stefani et Mat Bastard ont, sans aucun doute, su tirer partie des trois dernières années. Professionnellement passées loin l’un de l’autre, celles-ci leur ont permis de vivre de nouvelles expériences musicales mais aussi de respirer et de prendre du recul par rapport au succès grisant mais chronophage avec lequel ils avaient dû apprendre à vivre… Décision certainement difficile à prendre, celle-ci a, si l’on écoute l’album Past & Future, été salutaire… Puisque dès les premières dates de festivals, Yan, Mat et leurs deux nouveaux musiciens Enzo et Nelson ont pu observer que d’une part, le public ne les avait pas oubliés et d’autre part, que leur évolution musicale avait immédiatement séduit ces derniers…

SKIP THE USE : MARSEILLE / 04 MARS


« C’EST HYPER ÉMOUVANT DE VOIR QUE LE PUBLIC NE NOUS A PAS OUBLIÉS… »


MORGANE LAS DIT PEISSON : APRÈS LE MAS EN ÉTÉ, EN CONCERT AU MAS D’HIVER…

MAT BASTARD : On soutient à 100% ce nouveau projet de Sébastien Costamagna et on est heureux pour lui car on sait à quel point c’est compliqué à mener à bien ! On ne peut qu’imaginer les épreuves qu’il a dû affronter car on est en plein dedans ! On sort de deux ans de travail indépendant où on a rencontré plein de gens comme lui, des passionnés qui déploient une énergie incroyable sur le terrain !

CETTE NOUVELLE TOURNÉE A DÉBUTÉ EN NOVEMBRE…

MAT : Ça fait du bien de repartir avec des nouveautés et c’est passionnant de recommencer à tester des choses sur scène car à quatre, on doit reproduire toutes les nuances rock, metal ou hip hop de l’album donc on est en recherche perpétuelle de sons, de jeu et d’attitude. Ce n’est pas toujours facile, il faut être multi-cartes, parfois on est moins à l’aise mais c’est ça qui est enrichissant dans Skip The Use, c’est que ça nous pousse à sortir de notre zone de confort et on adore ça ! (rires)

YAN STEFANI : Par contre, l’avantage qu’on a eu pour adapter les morceaux à la scène c’est que même si l’album semble hyper produit à l’écoute, il a été enregistré en mode live… Le plus gros du travail finalement, ça a été d’intégrer des titres de 2010 dans la setlist sans que, point de vue son, il y ait un choc auditif ! (rires)

ARTISTES ARTISANS…

MAT : Complètement ! (rires) On a réalisé Past & Future façon DIY tous les deux. Ça a été très intense mais c’est ce qu’on voulait… Jusqu’à présent, on n’avait pas les capacités de réalisation donc on travaillait avec des gens qui – c’est normal – laissaient un peu leur patte sur nos morceaux alors même si on aimait le rendu et qu’on ne renie rien, on ressentait parfois un petit regret à l’idée de ne pas avoir réussi à enregistrer exactement ce qu’on avait en tête.

YAN : On a aussi appris à prendre le temps et à peaufiner notre travail car on a eu le privilège de ne pas être pressé comme on pouvait l’être quand on enregistrait dans de grands studios en Angleterre ou aux États-Unis… Ça a été hyper agréable !

VOUS AURIEZ ÉTÉ CAPABLES DE LE FAIRE AVANT VOTRE PAUSE ?

MAT : Je ne crois pas justement… Nos différentes expériences nous ont vraiment permis de développer de nouvelles compétences et ça a réellement nourri Skip. Par exemple, Yan a toujours été passionné par le son au point de s’acharner sur des détails alors que moi je recherchais un résultat, une efficacité… Et maintenant, « à cause » de mon expérience de prod, je suis presque devenu pire que lui ! (rires) Un vrai geek !

LE PUBLIC EST TOUJOURS LÀ…

MAT : Ça c’est le plus incroyable ! C’est ce qu’on espérait secrètement et quand on a commencé à le retrouver sur les festivals en « pré-tournée », ça nous a donné un coup de boost de ouf ! C’est hyper émouvant de voir qu’il ne nous a pas oubliés…

2ème partie de l’interview à suivre très bientôt !

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson au Mas d’Hiver • Photos droits réservés

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Interview parue dans les éditions n°411 #1, #2, #3 et #4 du mois de février 2020

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