COUPS DE COEUR

Émilie Gavois-Kahn en interview pour la série « Les petits meurtres d’Agatha Christie » sur France 2

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« Je suis fière d’incarner Annie Gréco ! » 

 

Après avoir exploré les années 30 et 60, les meurtriers imaginés par la romancière britannique sévissent désormais en pleine période seventies où ils doivent faire face à un trio de choc incarné par Émilie Gavois-Kahn et ses compères Chloé Chaudoye et Arthur Dupont. Dans une société en pleine mutation brossée avec une esthétique irréprochable, ces personnages drôles et attachants ont su séduire les téléspectateurs dès la diffusion des 2 premiers épisodes il y a un an ! 

 

 


 

📺  Émilie Gavois-Kahn dans « Les petits meurtres d’Agatha Christie » : 2 épisodes inédits à découvrir sur France 2 à partir du 10 décembre 2021

 


 

 

Morgane Las Dit Peisson : Vous jonglez entre 2 tournages…

Émilie Gavois-Kahn : Oui c’est un peu sportif en ce moment ! (rires) Mais j’ai la chance que les deux rôles soient très différents l’un de l’autre et qu’en plus, je doive faire des allers-retours entre Paris et Lille, ça me permet d’avoir un sas de décompression avant de changer de personnage. Un petit truc tout bête et symbolique qui m’aide pas mal aussi, c’est que dans Les petits meurtres d’Agatha Christie, Annie Gréco a les ongles vernis (du même rouge d’ailleurs que celui du personnage de Marlène dans la saison précédente) alors que Berthe, dans Apache, a les mains nues. Le HMC (habillage, maquillage, coiffure) du matin est un moment particulier car on se détend, on rigole, on se réveille, on se concentre et on s’approprie le personnage…  

 

 

Un rôle récurrent est synonyme d’esprit d’équipe…

J’avais déjà vécu ça avec Cassandre pour France 3 et Les bracelets rouges sur TF1 et c’est vrai qu’avec Les petits meurtres je retrouve ce confort-là, cet esprit de troupe qui existe naturellement au théâtre. En plus, j’ai la chance de ne travailler qu’avec des gens avec qui ça se passe à merveille ! On s’entend bien mais surtout, je le vois avec Chloé Chaudoye et Arthur Dupont, on a la même manière de travailler et de voir les choses donc tout est plus facile et efficace sur le plateau. Retrouver les techniciens et les comédiens des Petits meurtres d’Agatha Christie, c’est un peu comme rentrer à la maison mais ça demande d’être encore plus vigilant ! Il ne faudrait surtout pas tomber dans la routine et passer en mode automatique avec nos personnages mais là aussi, on a la chance d’avoir des guests sur chaque épisode. C’est excitant car ça nous confronte sans arrêt à d’autres techniques de jeu…

 

 

Les petits meurtres, inspirés d’Agatha Christie, semblent intemporels…

Tous les épisodes sont très fluides malgré les changements d’époque. Sophie Révil, qui a toute la confiance de la famille d’Agatha Christie, a obtenu son autorisation pour pouvoir s’inspirer de son oeuvre sans nécessairement devoir l’adapter. Ça permet de garder l’appellation et l’esprit des romans de la reine du crime tout en créant sans cesse de nouvelles histoires. C’est un incroyable gage de confiance !

 

 

Votre personnage est la 1ère femme commissaire…

Avoir projeté la série dans les années 70 est du pain béni car au-delà de la beauté des décors, des costumes et des accessoires, c’est une époque d’une richesse folle, ne serait-ce que pour l’émancipation de la femme ! Je suis fière d’incarner Annie Gréco car elle rappelle ce pan (pas si lointain) de notre Histoire sans que ce soit pesant ou vindicatif, grâce au ton décalé et loufoque de la série. C’est un personnage qui me plaît parce que même si elle a un caractère fort et qu’elle dirige une équipe d’hommes, les auteurs ont eu l’intelligence de la garder féminine. Ce n’est pas une féministe extrémiste qui veut remplacer ou dépasser l’homme, elle veut juste se faire sa propre place…

 

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson / Photos Caroline Dubois

 


 

Interview parue dans Le Mensuel n°426 de décembre 2021

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