- théâtre / comédie
- Cochons d’Inde : texte de Sébastien Thiéry, mise en scène Julien Boisselier, avec Arnaud Ducret, Maxime d’Aboville, Emmanuelle Bougerol, Frédérique Cantrel, Oudesh Hoop
- 13 octobre 2026 / 20:00 / Toulon / Le Liberté (programme de l’Opéra de Toulon)
- 16 octobre 2026 / 20:30 / Fréjus / Le Forum
- 17 octobre 2026 / Antibes / Théâtre Anthéa
- 27 octobre 2026 / 20:00 / Montpellier / Opéra Comédie
- 05 décembre 2026 / 20:30 / Biarritz / Gare du Midi
« Cochons d’Inde » en tournée avec Arnaud Ducret et Maxime d’Aboville
Engrenage kafkaïen
Les adeptes de l’univers de Sébastien Thiéry n’hésiteront pas une seconde à se ruer dans les salles pour y redécouvrir la nouvelle distribution de l’une de ses premières pièces, Cochons d’Inde ! Absurdes – en apparence seulement – et frôlant presque la science-fiction, les créations de cet auteur unique en son genre entraînent à chaque fois les spectateurs dans un monde parallèle, ressemblant à s’y méprendre à celui dans lequel on navigue souvent à vue… Abordant des thématiques intimes ou sociétales, interrogeant notre subconscient, pointant du doigt nos inepties, perçant à jour nos craintes, nos regrets, nos remords et nos espoirs, le dramaturge pratique un hors-piste théâtral devenu sa marque de fabrique.
Entre Momo, Comme s’il en pleuvait, Qui est Monsieur Schmitt ?, Deux hommes tout nus, Le début de la fin ou encore Ramsès II, il s’est attaqué – en compagnie de quelques-uns de nos plus grands comédiens comme François Berléand, Valérie Bonneton, Muriel Robin, Pierre Arditi ou Richard Berry – à l’absence de maternité, au jeunisme, au handicap, à l’homosexualité, à l’identité ou à la cupidité. Effaçant petit à petit la frontière entre le réel, l’imaginaire et la folie, chacune de ses œuvres malmène, déroute, dérange et nous laisse repartir avec plus de questionnements que de réponses…
Jouée pour la première fois en 2009, Cochons d’Inde – actuellement sur les routes dans une mise en scène de Julien Boisselier – s’inscrit, elle aussi, dans cette lignée… S’attaquant au monde de la finance, à notre désir de nous élever socialement et à la toute puissance (et à l’illogisme) des règles qui nous régissent, la pièce nous ouvre les portes d’une banque, fraîchement rachetée par des Indiens. Un client (Arnaud Ducret), devenu aisé, s’y présente pour retirer des liquidités… Rien de plus banal en somme ! Jusqu’au moment où l’employé tatillon et obéissant (Maxime d’Aboville), appliquant le nouveau règlement, lui refuse ce retrait et l’empêche de partir… La banque exige en effet (surréaliste vraiment ?) de connaître l’utilisation de ces fonds et surtout estime qu’il a enfreint la loi en changeant de caste…







