- interview / cinéma / spectacle / livre
- « Flush » au cinéma le 09 septembre 2026 / 1h10
- comédie & épouvante-horreur
- de Grégory Morin
- avec Jonathan Lambert, Élodie Navarre, Elliot Jenicot
- « La maison de nos rêves » au cinéma le 07 octobre 2026
- comédie
- de Claude Zidi Jr.
- avec Kev Adams, Chantal Ladesou, Camille Aguilar, Jonathan Lambert
- « Vu d’en haut » : nouveau one-man en rodage
- « Qui a volé mes jambes ? »
- roman-photo de Jonathan Lambert
- paru le 13 mars 2026 chez Seuil
« J’ai continuellement besoin d’explorer d’autres horizons…«
R. Jonathan Lambert
À l’affiche de « La maison de nos rêves » et de l’étonnant film d’horreur « Flush », R. Jonathan Lambert – dont l’univers oscille entre absurde, trash, tendresse et sagacité – ne manque pas de projets et d’imagination. Avec pour fil conducteur ses anti-héros, une sensibilité à peine voilée, un goût prononcé pour les arts et une solide capacité à manier l’humour, le comédien nous invite également à le retrouver sur scène et en librairie…
Morgane Las Dit Peisson : Flush, un film d’horreur et d’humour, complètement hors cadre…
R. Jonathan Lambert : Oui, il est tellement à la marge et en dehors du marché que j’ai à cœur de l’accompagner comme ici, au Cineum. Le réalisateur – Grégory Morin – est un passionné de films de genre et il avait cette idée depuis des années ! Il m’a dit qu’il avait pensé à moi pour le rôle d’un type la tête coincée dans les toilettes pendant plus d’une heure… Étrangement, je l’ai bien pris ! (rires) Et surtout, j’ai trouvé le pitch tellement improbable que ça a éveillé ma curiosité. J’avais juste peur que ça tourne en rond, mais c’est là toute la prouesse et l’inventivité de ce scénario, à chaque fois un élément redéclenche l’intérêt du spectateur… Ça devient presque un film d’aventures dans 5m2 ! (rires)

Il faut dire que c’est terriblement bien filmé malgré les contraintes…
Je n’avais pas beaucoup d’amplitude de jeu, mais c’était techniquement très intéressant et totalement immersif. On a tourné en deux phases : tout ce qui se passe au-dessus des toilettes avec les autres comédiens, et tout ce qui se déroule sous le sol. Cette 2ème partie a d’ailleurs été filmée à part, neuf mois plus tard, parce qu’on n’avait pas suffisamment de financement au début ! Heureusement qu’il existe la magie du montage… Et en effet, il y a quelque chose de presque aérien dans les prises de vue qui fait qu’on ne se sent jamais étouffé. Grégory a réussi à en faire quelque chose de très graphique.
Un film sanglant avec ses touches de comédie et d’émotion…
Flush est de très belle facture aussi grâce à ça. Car si l’aspect « horreur » est assumé, ce qui fait passer la pilule, c’est le comique un peu burlesque qui vient le teinter sans lui nuire. Ce n’est pas lourdingue et, en effet, on y retrouve par moments une émotion qui permet de rendre, malgré tout, le rôle touchant et crédible dans sa quête de survie. Les situations sont tellement folles que c’est essentiel, quand on joue, de trouver une vérité à incarner…

Une rentrée chargée avec Vu d’en haut…
Je vais commencer à roder mon 5ème seul en scène, dans lequel on va observer l’humanité à travers le regard d’un pigeon ! (rires) Ce sera l’occasion de me glisser dans des personnages, tout en parlant de la vie via un prisme un peu différent… J’aime me renouveler et qu’aucun de mes spectacles ne se ressemble, donc je suis extrêmement heureux de cette nouvelle aventure. J’ai continuellement besoin d’explorer d’autres horizons mais le dénominateur commun à tous mes projets reste mon désir de faire rire les gens. C’est mon moteur, que ce soit sur scène, à la radio, au cinéma, à la télé ou à travers un roman-photo…
© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson au Cineum de Cannes pour Le Mensuel / Photo Léane Le Meur
