Barbara Probst en interview à Canneseries pour la saga « L’or bleu » sur France 2 entre écologie, meurtres et prises de conscience

Barbara Probst en interview
© Léane Le Meur
  • interview / séries / drame
  • saga « L’or bleu »
  • de Marie-Anne Le Pezennec, Ludovic Lacroix
  • avec Barbara Probst, Déborah Krey, Tom Leeb
  • saison 01 / 08 épisodes / 52 min
  • le mercredi à 21:10 jusqu’au 10 juin 2026 sur France 2
  • disponible intégralement en replay sur france.tv

Barbara Probst en interview

Visages bien connus du petit écran, Barbara Probst et Déborah Krey sont cette fois-ci à l’affiche d’une série chorale diffusée sur France 2 et présentée en avant-première à Canneseries. Pensée comme les sagas qui rythmaient nos étés, « L’or bleu » déterre évidemment cadavres, mensonges, manipulations et secrets de famille. En s’inscrivant sur trois époques reliées par trois générations de femmes et par une eau qui se tarit au fil du temps qui passe, ce thriller écologique réussit un numéro d’équilibriste en nous faisant réfléchir à notre avenir tout en nous offrant quelques soirées de lâcher-prise…

Morgane Las Dit Peisson : « L’or bleu », une nouvelle saga avant l’été… 

Barbara Probst : L’or bleu signe le grand retour de la saga, qui est un genre qu’on n’avait plus vu depuis très longtemps à la télé. C’est génial de se dire qu’on participe à ça, avec un esprit évidemment modernisé, des sujets de société – notamment l’écologie qui a donné ce très beau titre à la série – des questionnements et des réflexions intéressantes au beau milieu d’une fiction. Et pour répondre aux codes de la saga façon Le château des oliviers ou Les cœurs brûléson assiste à des mensonges, de la trahison, de l’amour, de la passion… C’est réjouissant, tant que ce n’est pas la réalité ! (rires)

Un personnage rattrapé par le poids du passé…

Barbara : Même si mon personnage n’évolue qu’à l’époque actuelle, il est beaucoup tourné vers le passé à cause de sa quête identitaire. Lors d’un effondrement dû à la sécheresse, on découvre le squelette du corps de sa mère, qu’elle croyait partie après l’avoir abandonnée. Tout à coup, en ayant une réponse à une question qu’elle ne se posait pas, Flore va se rendre compte qu’elle est peut-être la dernière pièce d’un puzzle, d’une grande fresque familiale… Elle se retrouve face à une vérité qui ne lui laisse plus d’autre choix que d’avancer pour comprendre ce qu’il s’est passé, mais aussi pour se trouver elle-même…

Déborah est Alice, votre mère…

Barbara : Le fait que Déborah joue le personnage de ma maman à une autre époque que la mienne nous a empêchées de tourner des scènes ensemble. En revanche, puisqu’on est amies, on a été ravies de pouvoir partager tout ce travail de réflexion sur la transmission entre les êtres. Que porte-t-on des générations passées sans le savoir, de quoi a-t-on envie de s’émanciper, qu’a-t-on envie de garder ? Ça nous a passionnées alors on s’est amusées à créer des liens par des gestes, des intonations ou des mimiques entre cette mère et sa fille. C’était chouette à faire…

En fil conducteur, l’eau…

Barbara : Sur les images, c’est flagrant ! On passe d’un décor verdoyant et irrigué dans les années 80 aux mêmes paysages, aujourd’hui arides, où l’eau a disparu de la rivière et de la cascade. Immédiatement, ça devient très concret… Là où la saga est très bien écrite, c’est qu’on prend conscience des choses sans que ça ne soit moralisateur ou didactique. En revanche, ça ouvre des pistes de discussion et ça peut nous pousser à nous questionner sur l’implication qu’on peut tous avoir, à notre mesure.

© Propos recueillis par Léane Le Meur à Canneseries pour Le Mensuel / Photos Le Mensuel

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