« L’objet du délit » : Agnès Jaoui repasse derrière et devant la caméra en compagnie de Daniel Auteuil

"L'objet du délit" : Agnès Jaoui repasse derrière et devant la caméra en compagnie de Daniel Auteuil
© Anne-Françoise Brillot

L’objet du délit : Agnès Jaoui rendosse son rôle de réalisatrice

Agnès Jaoui et Daniel Auteuil au cœur d’un engrenage inattendu

L’objet du délit : Ce film est présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026

À quelques jours de la première de l’opéra Les Noces de Figaro, donnée en plein air pour l’occasion, rien ne semble prêt. Hannah, grande chanteuse lyrique incarnée par Agnès Jaoui, voit la situation lui échapper. Face à elle, la jeune metteuse en scène Mirabelle (Claire Chust) peine à asseoir son autorité, tandis que la volcanique Cora (Eye Haïdaraimpose son tempo. À la baguette, Igor (Daniel Auteuille chef d’orchestre, tente tant bien que mal de maintenir l’équilibre. Jusqu’au drame : une accusation d’agression sexuelle éclate au sein de la troupe. Très vite, les camps se forment et les différences de génération apparaissent au grand jour. Une seule question demeure : le spectacle pourra-t-il avoir lieu ?

Avec L’objet du délit, Agnès Jaoui retrouve ce qu’elle fait de mieux : observer un groupe au moment où tout semble se déliter, mais où l’ensemble finit par tenir. Inspiré par les secousses du mouvement #MeToo, le film s’intéresse moins au scandale lui-même qu’aux réactions qu’il provoque, révélant les lignes de fracture entre les âges, les statuts et les convictions. Premier long-métrage depuis la disparition de son compagnon et fidèle collaborateur Jean-Pierre Bacri, ce nouveau projet porte une résonance particulière. Sans perdre son sens du dialogue ni son goût pour les situations grinçantes, la cinéaste accorde un soin spécifique à tous les seconds rôles, et fait de cette comédie dramatique un terrain de jeu où chaque personnage trouve sa place.

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