Les comédiens Erika Sainte et Lannick Gautry en interview à Canneseries pour le 3ème volet – 20 ans après – de la série Zodiaque sur TF1

Erika Sainte et Lannick Gautry en interview
© Le Mensuel
  • interview / séries / saga / thriller
  • « Zodiaque » réalisé par Bruno Garcia
  • avec Francis Huster, Erika Sainte, Lannick Gautry…
  • saison 03 / 06 épisodes / 52 min
  • le jeudi à 21:10 jusqu’au 16 juillet 2026 sur TF1
  • disponible gratuitement en replay sur TF1+

Lannick Gautry

Tous deux habitués des séries (entre autres, « Les rivières pourpres » pour elle et la déclinaison du « Mystère du lac » pour lui – dont le prochain tournage est prévu à l’automne), Erika Sainte et Lannick Gautry ont cédé aux avances du phénomène « Zodiaque », revenu pour un 3ème volet sur TF1. Fidèle à l’esprit qui avait fait de ce programme une saga culte il y a 20 ans, on y retrouve la recette originelle : suspense, meurtres en série, manipulations, angoisses et mensonges. En revanche, il faut avouer que si les années sont parfois lourdes à porter, elles ont été bénéfiques à la réalisation de ces nouveaux épisodes, dont l’esthétique léchée et actuelle n’a décidément rien à envier aux productions étrangères… 

Morgane Las Dit Peisson : La série crée un rapport intime avec le public…

Erika Sainte : Complètement ! On a l’impression d’être encore plus proches de lui à force d’être dans son salon… D’ailleurs, je suis toujours étonnée, contente et honorée que des gens me reconnaissent, même si c’est très intimidant ! (rires)

Lannick Gautry : Et puis la série – comme la plupart des productions des chaînes françaises maintenant -, accorde, dans la structure des scénarios, de plus en plus d’importance aux rôles secondaires. Ils sont « nourris », plus intéressants à interpréter et permettent à différents types de spectateurs de s’identifier. C’est une approche beaucoup plus anglo-saxonne où chaque personnage développe son histoire, enrichit le propos et crée un lien plus profond avec le public. C’est de plus en plus agréable de ne plus jouer en « solistes » mais de faire partie d’un véritable « orchestre »… Ça c’était pour la métaphore musicale ! (rires) 

Erika Sainte et Lannick Gautry en interview
© Le Mensuel

Participer au retour de « Zodiaque », 20 ans après…

Erika : J’ai trouvé ça passionnant de renouer avec cette culture de la série populaire, capable de toucher le public au plus large. Contrairement à la politique du moment où tout est très clivant et où tout nous sépare, j’aime l’idée de participer, grâce à la télé, à rassembler les gens… 

Lannick : J’ai tout de suite été attiré par le scénario, et l’idée de travailler pour la 3ème fois avec Bruno Garcia a achevé de me convaincre ! (rires) Et puis, il y avait le casting… Le patrimoine français que représentent Marie-Christine Barrault et Francis Huster, sans oublier Catherine Marchal, Erika Sainte ou Alex Doux… C’est un tout qui fait qu’on se lance dans cette alchimie fragile et là, tous les ingrédients étaient « alléchants » ! (rires)

Erika Sainte et Lannick Gautry en interview
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C’est aussi s’adresser à des fans de la première heure…

Erika : Je me suis défaussée de cette pression-là en me disant que si l’équipe m’a choisie, c’est que je suis à la bonne place. En revanche, j’ai poussé l’exigence à son paroxysme parce que d’une part, j’aime ça, et parce que d’autre part, Bruno Garcia – notre réalisateur – est un très gros travailleur et que je ne voulais pas le décevoir.  

Lannick : Il faut toujours garder à l’esprit qu’on ne pourra jamais plaire à tout le monde, tout en faisant tout pour ne frustrer personne ! (rires)

Un travail poussé des personnages…

Erika : L’avantage d’une série, c’est que le public vit plus longtemps avec notre personnage et que nous aussi, on l’accompagne dans plus d’étapes que dans un « simple » film. Ça nous permet de l’aborder différemment, en lui apportant plus de contradictions et de nuances. C’est particulièrement intéressant dans un projet comme Zodiaque, où tout repose sur le suspense et les suspicions. Ce temps « long » est un luxe quand on joue ! 

Lannick : J’avoue que je ne fais pas tellement de différences quand on tourne, car le travail devant la caméra, pour moi, reste le même, qu’il s’agisse d’une quotidienne, d’une série courte, longue, d’un unitaire… Le but, c’est de tout donner avant que ça ne nous appartienne plus.

© Propos recueillis par Léane Le Meur à Canneseries pour Le Mensuel / Photos Le Mensuel

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