Roman Doduik en interview pour « Putain de soirée », la série verticale de France TV

Roman Doduik en interview
© Léane Le Meur

Membre du jury « format court » de Canneseries cette année, Roman Doduik – humoriste et comédien – y a également dévoilé en avant-première « P*tain de soirée » dont il signe la création et l’écriture. Dans le rôle de l’organisateur d’une soirée qui a pour ambition de retenir la fille qu’il aime en secret, il s’illustre dans cette série au format peu conventionnel pour le service public…

Morgane Las Dit Peisson : Pour la 1ère fois, France TV produit une série au format 9:16, donc à la verticale…

Roman Doduik : C’est une grande première donc par définition, c’est très flippant ! (rires) Mais c’est surtout une immense chance pour moi d’être à la création de ce projet qui représente un engagement très fort de la part du service public.

Une série diffusée uniquement sur tes réseaux sociaux et ceux de France TV… 

L’idée, c’est de proposer une vraie fiction, une comédie romantique « feuilletonnante » à suivre chaque jour. C’est un risque aussi, car il faut que chaque épisode soit suffisamment fort pour donner envie au public de revenir à la même heure le lendemain, exactement comme les séries quotidiennes diffusées sur les chaînes traditionnelles. Aujourd’hui, le téléphone est un outil indispensable alors en offrant un contenu adapté à ce support et en se renouvelant, France TV envoie un message fort aux plus jeunes qui ne font pas – grâce à ce genre d’initiatives – que regarder n’importe quoi sur les réseaux sociaux ! (rires)

La verticalité n’est qu’une contrainte supplémentaire pour la création… 

Exactement, à aucun moment la qualité a été mise au second plan à cause de ce format destiné aux téléphones. Au contraire, ça a poussé les équipes à redoubler d’efforts et de recherches pour que ce soit au même niveau que n’importe quelle autre série. Au total, il y avait une vingtaine de techniciens avec un chef opérateur extraordinaire et tous ont réfléchi – en compagnie du réalisateur Félix Guimard – à trouver des astuces pour qu’on ait une belle profondeur de champ, tout en travaillant ce qu’on ne voit généralement pas à l’image, comme les sols et les plafonds. On a dû jouer sur les éclairages, les couloirs, les superpositions de meubles, le nombre de figurants… J’ai trouvé ça génial parce que sortir des habitudes oblige à être créatif et à se dépasser !

La diffusion sur les réseaux…

Il a fallu prendre en compte aussi cet aspect-là, car, au-delà du 9:16, il y avait la question de la place à laisser sur les côtés, en haut, en bas pour les likes, les commentaires, la description, les sous-titres, le logo… Ça n’y paraît pas comme ça, mais ça corse le truc et ça rend l’exercice passionnant !

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson à Canneseries / Photo Léane Le Meur

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