Olivier de Benoist en interview pour sa tournée « Le droit au bonheur »

Olivier de Benoist en interview
© Pascalito


Devenu littéralement incontournable dans le paysage humoristique français, Olivier de Benoist – macho et de mauvaise foi sur les planches – fait le plein partout où il passe ! Le public, en effet attaché à lui comme à un personnage de série ou de bande dessinée, se plaît à le suivre dans ses épopées familiales qui, bien qu’un tantinet exagérées, nous permettent parfois d’expier nos pires pensées…   

Morgane Las Dit Peisson : Tes tournées sont toujours aussi denses…

Olivier de Benoist : Oui, j’aime vraiment partir sur les routes pour retrouver les gens en « vrai », c’est ma drogue à moi ! (rires) En revanche, même si je ne suis pas un ayatollah du régime, je fais gaffe à ce que je mange, à ce que je bois et à mon sommeil, car quand on monte sur scène, on se doit d’être en forme ! C’est la moindre des politesses vis-à-vis du public qui nous consacre sa soirée… Si je fais en moyenne 200 dates par an, lui ne vient qu’une fois et cette fois-là, je l’appréhende toujours comme si c’était ma dernière à moi. Je ne crois pas m’être déjà « économisé »…

Un public fidèle…

Fidèle et à peu près de tous les âges. Parfois, on me dit que je suis « l’humoriste de la famille » et je crois qu’arrivé au 5ème spectacle, il n’y a pas plus beau compliment ! 

Olivier de Benoist en interview
© Pascalito

Un petit côté syndicaliste avec ta pancarte Le droit au bonheur

(rires) C’est marrant parce que j’ai appris, après avoir choisi ce titre, que ça avait été un slogan utilisé par le Parti communiste ! Après avoir parlé du couple, des enfants et de la famille dans sa globalité, j’avais envie de m’interroger sur l’étape suivante. Moi qui suis – uniquement sur scène (rires) – toujours de mauvaise foi, malheureux dans ma vie de couple et qui ai en permanence envie de m’enfuir sans en avoir le courage, puis-je prétendre au « bonheur » ? Mais qu’est-ce que c’est et où se cache-t-il ? C’est l’occasion d’évoquer un sujet profond en allant dans tous les sens, comme d’habitude ! (rires) C’est le spectacle que je préfère – comme à chaque fois que j’en joue un -, non pas parce qu’il est meilleur que le précédent, mais parce qu’il correspond à mon âge et à mes préoccupations du moment.

Se renouveler tout en restant fidèle à ce qu’on a créé…

Ça, c’est la véritable problématique : continuer à s’amuser, à trouver des idées et à surprendre les spectateurs tout en leur donnant ce qu’ils ont aimé jusque-là. Et à ça s’ajoute que, le temps passant, je suis de plus en plus exigeant… Je veux prendre plaisir à chaque date et là, je suis ravi, car Le droit au bonheur est trash comme j’aime et, en même temps, il a su rester tout public…

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson aux Rencontres Cinématographiques de Cannes pour Le Mensuel / Photo Klaudia Kaczmarczyk

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