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Interview de C2C pour Le Mensuel en 2013

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« C’est vraiment une des plus belles choses que de voir cette mixité intergénérationnelle… »

 

C’est après des années de collaboration que les quatre membres du groupe C2C, ont décidé de se lancer ensemble dans un projet plutôt ambitieux. Sur scène, ils ne sont que tous les quatre accompagnés de quatre platines et d’écrans vidéo pourtant, dans la salle, personne ne voit la différence avec un concert traditionnel. DJ Pfel, pendant le Midem, nous a confié quelques petits secrets de leur petite « cuisine expérimentale »
qui leur a rapporté en début d’année pas moins de quatre Victoires de la Musique.

C2C-en-interview-2013-photoMorgane L. : Votre premier album est sorti en 2012 alors que le groupe date de 1998 ?
DJ Pfel : Entre fin 90 et début des années 2000, ce n’était qu’un délire de potes. On n’avait pas en tête de faire carrière dans la musique, ni d’en vivre. On faisait ça pour le plaisir, chez nous. Puis on a commencé à faire des compétitions, d’abord dans notre région, puis au niveau national et enfin aux championnats du monde. C’est à partir de là que l’histoire du groupe a commencé avec quatre victoires aux championnats du monde. Mais à côté de ça, nous avions deux groupes en parallèle qui nous occupaient pas mal, Hocus Pocus et Beat Torrent. On avait envie de faire quelque chose tous les quatre mais on ne trouvait pas le temps avec nos tournées respectives. Alors on a attendu, repoussé continuellement jusqu’à ce que ça puisse se faire… en septembre 2010 ! Et maintenant qu’on est sur la route tout le temps, c’est très dur de faire d’autres choses à côté pour les mêmes raisons. Il faut être patient en musique ! (rires)

Mais prendre le temps a aussi ses avantages…
Oui beaucoup de gens nous prennent pour de nouveaux arrivants avant de découvrir qu’il y a beaucoup d’expérience, des années de travail, qu’on a écumé les petites salles et les petites routes avant de faire ce genre de tournée. C’est bien aussi, je pense, d’avoir pris le temps de grandir tout simplement car désormais on a l’expérience nécessaire pour affronter les problèmes..

Vous êtes DJ, alors comment avez-vous réussi à créer une ambiance de concert ?
On se projette toujours un peu dans le live quand on crée une musique. On le fait d’abord par l’écoute sur disque même si c’est vrai qu’on ne pense pas tout de suite au live. On essaie d’articuler des choses quand on a tous les morceaux dans les yeux pour définir un ordre de «passage». À la différence d’autres DJ sélecteurs, on ne mixe pas les morceaux des autres en live. En réalité, on réinterprète nos propres morceaux en utilisant nos platines comme un instrument de musique, du coup, sur scène, on arrive avec quatre platines. C’est ça qui donne cette spécificité, ce côté très live, très concert que les autres DJ n’ont pas en général. On a une démarche de groupe de DJ. C’est ce qui fait la spécificité du projet.

Vous êtes quatre sur scène, comment faites vous pour vous coordonner ?
On a trouvé des parades. On avait constaté ce problème scénique, c’est vrai qu’on est des hommes tronc derrière nos platines. On avait envie de casser ces codes là. On était très figés puisque personne n’avait occupé l’espace autrement qu’avec une ligne de platines jusque là et on avait envie d’apporter quelque chose de nouveau. On a créé des petits modules individuels et quand ils sont positionnés au début du show, ils donnent l’impression d’une table entière de platines alors qu’on peut se séparer et devenir des modules mobiles et indépendants. On occupe différentes positions au fil du show pour occuper l’espace et se présenter sous différentes facettes. Ça aide à la lecture du show et c’est vraiment fait pour que les gens comprennent ce qu’on va faire . On scratche également de la vidéo en live en manipulant sur nos platines la vidéo en même temps que le son, en temps réel. Tout ça mis bout à bout donne un show vraiment surprenant et très intéressant.

Vous avez un public très large…
C’est vraiment une des plus belles choses que de voir cette mixité intergénérationnelle, voir qu’un morceau comme Down the Road parle à tous. On est vraiment content d’avoir réussi ça alors que la musique est quand même un peu pointue sur certains aspects. Au final ça éveille leur curiosité et ils viennent aux concerts. On voit tous les âges, c’est marrant.



Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson
Interview parue dans l’édition n°339 de Juillet/Août 2013

Dates de tournée ici

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