en interview vidéo
Michel BOUJENAH
Lundi 19 Mars 2012 – 20h45 – La Palestre – LE CANNET – De 30€ à 43€ Réservez ici ! 2 places à gagner ici !
« C’est un spectacle qui est très ouvert sur les autres »
Vidéo en cours de montage…
Morgane L. : Votre one-man « Enfin libre ! »…
C’est un spectacle complètement éclaté et délirant pendant lequel je construis une relation avec le public qui est très particulière, encore plus que dans mes précédents spectacles ! Après 33 ans de travail, je suis parvenu à maîtriser mon outil. En fait je ne me rendais pas compte à quel point ma technique avait évolué. Il y en avait des tas que je pouvais faire mais que je n’osais pas faire.
Vous vous freiniez sur scène par timidité, par peur ?
Par exigence aussi ! L’improvisation, ce n’est pas facile de la faire avec une grande cohérence donc j’ai voulu faire attention. Quand j’improvise avec le public, ce n’est pas seulement pour rigoler… En étant fou sur scène et en improvisant à n’importe quel moment du spectacle, je rends le public captif. Vous serez plus attentif si vous savez que le mec en face peut vous interpeller à n’importe quel moment.
Il a changé donc depuis sa création en 2008 ?
Oh oui ! Au début, par exemple, je ne parlais pas d’Eva Joly et en ce moment, je m’amuse beaucoup avec elle. Avec les élections qui approchent, pour les humoristes politiques, c’est du pain béni ! Moi j’en parle un petit peu car ça fait partie de notre vie. C’est un spectacle qui est très ouvert sur les autres et très « d’aujourd’hui ». Le fait d’avoir écrit un sketch sur un SDF, ce n’est pas un hasard… Même s’il est super drôle, il est très émouvant. Il raconte comment il est arrivé dans la rue et montre que ça peut arriver à tout le monde. Personne n’est intouchable.
On retrouve des personnages des précédents one-man ?
Oui ! À la seule différence qu’avant, j’étais à leur service, alors que là, j’ai l’impression qu’ils me rendent ce que je leur ai un peu donné.?Ils viennent pour dire les choses que j’ai envie de dire. C’est comme dans la Commedia dell’Arte, il y avait Colombine, Pantalon… Moi j’ai Maxo et Simone ! (rires)
Le Mensuel