- tourisme / visites / découvertes / vacances / week-end
- Office de Tourisme Pays Basque – Espelette
- Château des Barons d’Ezpeleta, 145 Karrika Nagusia, 64250 Espelette
- 05 59 93 95 02 / en-pays-basque.fr
- Mairie d’Espelette
- 145 Karrika Nagusia, 64250 Espelette
- 05 59 93 91 44 / mairie-espelette.fr
Espelette, bien plus qu’un piment
En arrivant à Espelette — Ezpeleta en basque —, on remarque d’abord les maisons blanches à colombages rouges ou vert, les volets colorés et, à l’automne, les guirlandes de piments rouge vif qui sèchent le long des façades.
Situé au pied des premiers reliefs pyrénéens, dans le Pays basque, le village (qui compte aujourd’hui un peu plus de 2 100 habitants) possède une histoire lointaine. Les hauteurs du Mondarrain gardent en effet des traces d’occupations remontant à plusieurs siècles, tandis qu’au Moyen Âge, Espelette se développe autour de la famille des Ezpeleta, qui lui donne son nom.
De cette époque subsistent encore plusieurs témoins. L’ancien château des Barons d’Ezpeleta, transformé au fil du temps, l’église Saint-Étienne ou bien les maisons labourdines racontent une partie de ce passé que l’on découvre en parcourant les rues du vieux village.
Impossible cependant de parler d’Espelette sans évoquer ce qui a fait sa renommée : le fameux piment ! Cultivé dans la région dès 1650, il profite particulièrement bien du climat doux et humide du Pays basque. Il bénéficie aujourd’hui d’une Appellation d’Origine Protégée, qui garantit sa provenance et encadre sa production.
Mais Espelette ne se résume pas à son piment. En arpentant la Karrika Nagusia, la rue principale du vieux village, on apprécie ses commerces et évidemment les jolies maisons colorées.
Le marché et les producteurs du coin permettent par ailleurs de découvrir les autres spécialités gastronomiques chères à la région et au-delà du piment, de l’Ossau-Iraty à la charcuterie basque. Et côté traditions, la pelote occupe elle aussi une place bien vivante dans la culture locale.
À quelques kilomètres du centre, le décor change rapidement. Les routes et les sentiers gagnent les premières hauteurs du piémont pyrénéen, que l’on peut parcourir à pied ou à VTT. Pottoks, brebis et vautours accompagnent ces paysages de pâturages et de collines qui entourent Espelette.
Les environs méritent eux aussi que l’on s’y attarde. Ainhoa, les grottes de Sare ou encore Cambo-les-Bains et la Villa Arnaga se trouvent à quelques kilomètres et permettent de prolonger facilement la découverte du Pays basque.
Et puisque c’est à l’issue du mois d’octobre que le piment retrouve naturellement le devant de la scène, le dernier week-end est marqué par la Fête du Piment. Marchés, musique, confréries et traditions basques accompagnent alors la fin de la récolte et attirent aussi bien les habitants que les visiteurs. Une période particulièrement animée pour découvrir les Pyrénées-Atlantiques et Espelette en particulier.

À voir, à faire
Flâner dans la Karrika Nagusia
Difficile de visiter Espelette sans passer par la Karrika Nagusia, autrement dit la « rue principale ». C’est l’une des rues les plus animées du village, avec ses terrasses, ses petits commerces et ses boutiques de producteurs. On y trouve évidemment du piment, mais aussi du fromage, de la charcuterie, du gâteau basque, des espadrilles ou encore quelques créations artisanales. Bref, difficile de ne pas s’arrêter devant les vitrines.
Bien sûr, il faut également penser à lever les yeux, car les maisons d’Espelette font partie du spectacle. Avec leurs façades bien blanches, leurs volets rouges ou verts, leurs colombages, et les toits, souvent assez larges, elles sont typiques du Labourd.
À l’automne, les extérieurs prennent une tout autre allure lorsque les cordes de piments rouges sont suspendues pour sécher. C’est l’image que l’on associe le plus souvent à Espelette, mais ici, elle fait vraiment partie du décor.
En chemin, on passe aussi devant la maison natale d’Armand David, naturaliste et explorateur qui vit le jour à Espelette en en 1826. Une plaque ornée d’un panda rappelle ce personnage étonnant, qui contribua notamment à faire connaître le panda géant en Occident. D’ailleurs, plus haut dans le village, derrière le château, L’Arboretum du Père Armand David rassemble de nombreuses essences d’arbres originaires de Chine plantées en mémoire de ses expéditions dans ce pays qu’il explora pour collecter des milliers d’espèces pour le Muséum d’histoire naturelle de Paris.
Et puisqu’on parle des maisons, retenez un mot basque très simple : etxea, qui signifie « maison ». On le retrouve souvent dans les noms des habitations au Pays basque.

Château des Barons d’Ezpeleta : Des Barons aux habitants
En plein cœur du village, difficile de manquer le château des Barons d’Ezpeleta qui est érigé sur une petite hauteur. La famille, dont Espelette a d’ailleurs hérité le nom, est présente dans les textes dès le XIIIe siècle. Vers 1480, une forteresse est construite ici, entourée d’une enceinte et de cinq tours. Elle sera en grande partie détruite au XVIIe, puis rebâtie sous une forme plus proche de celle que l’on connaît aujourd’hui.
En 1694, la dernière baronne, Juliana Henriquez, meurt sans descendance et lègue le domaine aux habitants d’Espelette. Un héritage plutôt exceptionnel puisque, plus de trois siècles plus tard, le château appartient toujours à la commune ! Il accueille désormais la mairie, l’Office de tourisme ainsi que des espaces d’exposition.
- Office de Tourisme Pays Basque – Espelette
- Château des Barons d’Ezpeleta, 145 Karrika Nagusia, 64250 Espelette
- 05 59 93 95 02 / en-pays-basque.fr

Église Saint-Étienne et sa reine de beauté
Un peu à l’écart du centre, l’église Saint-Étienne mérite vraiment qu’on pousse la porte. Sa construction débute à la fin du XVIe siècle et, de l’extérieur, son clocher massif lui donne presque des airs de petite forteresse.
À l’intérieur, changement d’ambiance ! Trois niveaux de galeries en bois longent la nef, une disposition typique des églises du Pays basque. Mais c’est surtout le grand retable baroque, sculpté et doré, qui attire le regard.
Avant de repartir, faites aussi un tour dans le cimetière qui entoure l’église. On y trouve plusieurs stèles discoïdales, reconnaissables à leur forme ronde et très caractéristiques de l’art funéraire basque.
Plus inattendu : la sépulture en marbre rose d’Agnès Souret. Cette jeune basque remporta en 1920 le concours de « la plus belle femme de France », considéré comme l’ancêtre de Miss France !
Sa tombe Art déco, construite en 1928, est aujourd’hui protégée au titre des Monuments historiques.

Etxea : visite pimentée
Direction Etxea – « la maison » en basque –, le Centre d’interprétation du Piment d’Espelette AOP, installé en plein cœur du village pour tout apprendre sur la fameuse baie rouge.
Sur 100 m², le parcours revient sur l’histoire du piment, son arrivée au Pays basque, son terroir, mais aussi toutes les étapes de sa culture, de la plantation jusqu’à la récolte. On y découvre également ce qui se cache derrière l’AOP et les règles qui permettent de protéger ce produit devenu l’un des symboles d’Espelette.
Un petit film d’une quinzaine de minutes complète la visite, avant de passer à la partie la plus sympathique : sentir, observer et surtout goûter le piment pour mieux comprendre ses arômes.
Et bonne nouvelle : l’entrée est gratuite !
- Etxea – Centre d’interprétation du Piment d’Espelette AOP
- 25 Merkatu Plaza, 64250 Espelette
- 05 59 93 88 86 / pimentdespelette.com
- octobre : 10:00 > 13:00 + 14:00 > 17:00 du lundi au vendredi
- fermé le week-end et les jours fériés
- entrée libre et gratuite, accès aux personnes à mobilité réduite
- fermé de décembre à février

L’Atelier du Piment : Du champ à l’assiette
Après Etxea, autant aller observer le piment directement là où il pousse ! À quelques minutes du centre, l’Atelier du Piment est une exploitation familiale où l’on découvre cette fois les choses sur le terrain : les parcelles, la culture, mais aussi les différentes étapes nécessaires avant d’obtenir la fameuse poudre rouge.
Selon la saison, on peut voir les plants en fleurs, les piments encore sur pied ou les fruits en train de sécher. La visite qui dure environ une heure, se termine par une dégustation : sauces, condiments et préparations sucrées ou salées permettent de savourer le piment autrement. Petit plus, la formule découverte est gratuite et sans réservation.

- Atelier du Piment
- 625 Elizaldeko bidea – chemin de l’Église, 64250 Espelette
- 05 59 93 90 21 / Atelier du Piment
- boutique : 10:00 > 13:00 + 14:00 > 18:00 tous les jours
- du 14 septembre au 30 octobre 2026 : visites à 10:30 et 14:30
- visite + dégustation gratuites / environ 1 h / sans réservation
Le marché : saveurs du mercredi
Pour remplir son panier de produits basques, direction le marché d’Espelette ! Il s’installe chaque mercredi matin, toute l’année, en plein cœur du village. Dans l’espace couvert, on trouvera les producteurs et l’alimentaire : piment d’Espelette bien sûr, mais aussi fromage de brebis, charcuterie, gâteau basque et autres spécialités de la région.
À l’extérieur, le marché se prolonge avec des commerçants et des artisans. L’ambiance change forcément avec les périodes de l’année : assez tranquille hors saison, elle devient beaucoup plus animée en été.

- Marché couvert + Merkatu Plaza, 64250 Espelette
- Renseignements
- toute l’année : mercredi 8:00 > 12:30
Chez Antton : Pause chocolatée
Après le piment, place aux saveurs sucrées ! Installée face au Marché, la chocolaterie Antton ouvre les portes de son atelier pour découvrir les coulisses de sa fabrication.
La visite commence par un petit retour sur l’histoire du chocolat au Pays basque et sur le parcours de la fève de cacao. On passe ensuite du côté de l’atelier pour voir les professionnels travailler et comprendre entre autres la confection des ganaches, des mendiants et autres spécialités maison.
Et comme on est à Espelette, le piment n’est jamais très loin : Antton l’associe avec brio au chocolat, notamment dans ses fines feuilles bien relevées. La meilleure partie arrive évidemment à la fin, puisque la visite se termine là aussi par une dégustation !

- Antton
- Place du Marché, 64250 Espelette
- 05 59 93 80 58 / Antton • Chocolaterie
- ouvert de février à fin décembre / 7j/7
- en basse saison : fermé le lundi matin
- visite de la chocolaterie + dégustation gratuites / environ 30 min
Bipertegia : Du producteur à la boutique
Véronique et Gilbert Darthayette produisent du Piment d’Espelette AOP depuis 2010. Les pieds poussent en plein champ et les fruits sont récoltés entièrement à la main, avant d’être triés, séchés puis transformés directement à Espelette.
Dans leur boutique de la place du Jeu de Paume, on retrouve évidemment la poudre et les traditionnelles cordes de piments, mais aussi des moutardes, gelées, purées et sauces fabriquées à partir de leur production.

- Boutique Bipertegia
- producteur de piment d’Espelette AOP
- 10 place du Jeu de Paume, 64250 Espelette
- 05 59 93 83 76 / Boutique Bipertegia
Sortir des sentiers battus
Circuit Basaburu – Atharri : en piste !
À Espelette, octobre est doux, verdoyant et lumineux par moments, même s’il faut s’attendre à quelques averses et à des matinées fraîches. Une météo agréable et des paysages aux couleurs d’automne qui en font une belle saison pour découvrir les environs à VTT.
Au départ de la place du marché d’Espelette, la piste quitte rapidement le village pour gagner les hauteurs qui séparent Espelette d’Itxassou. Après Attalaiako Bidea et le secteur d’Haranea, une montée raide mène au col de Legarre, sur les flancs d’Ezkandrai et d’Atharri, avec de beaux points de vue sur les collines basques et la côte. L’itinéraire descend ensuite vers le Pas de Roland et les gorges de la Nive avant de traverser Itxassou. Le retour s’effectue par les hauteurs de l’aérodrome, face à Espelette.
Comptez environ 2 heures pour parcourir les 13,9 km et les 589 m de dénivelé. Classé facile, le circuit comporte néanmoins des passages pentus et quelques portions caillouteuses.

Le mont Errebi : Randonnée pédestre
Depuis Espelette, quelques minutes en voiture suffisent pour rejoindre le col de Pinodieta, où un petit parking permet de se garer avant de partir à pied vers l’Errebi où vous serez précisément dans le piémont pyrénéen.
Chevaux et moutons sont régulièrement présents sur le chemin et, avec un peu de chance, on peut aussi apercevoir des vautours. Cette boucle d’environ 7,6 km et 387 m de dénivelé se parcourt en un peu plus de trois heures.
Classée moyenne, elle convient aux marcheurs ayant déjà l’habitude des sentiers vallonnés.

Autour d’Espelette : Les animaux de la campagne Basque
Autour d’Espelette, les balades sont aussi l’occasion de rencontrer quelques figures emblématiques du Pays basque. Dans les pâturages, on reconnaît les pottoks, ces petits poneys particulièrement robustes, adaptés depuis longtemps à la vie en montagne et au plein air.
Les brebis Manech, à tête rousse ou noire, sont tout aussi indissociables du paysage. Leur lait fait partie des trois seules races autorisées pour fabriquer l’excellent fromage AOP Ossau-Iraty.
Plus haut, il suffit parfois de lever les yeux pour voir planer un vautour fauve, géant de 2,40 à 2,80 m d’envergure qui se nourrit uniquement de carcasses !
Plus rare, la Betizu est une petite vache vivant à l’état sauvage. Le massif du Mondarrain abrite l’un des deux derniers groupes du Pays basque nord, l’autre se trouvant du côté du Xoldokogaina et de la Rhune. Ensemble, ils représentaient l’ultime centaine de Betizu recensée dans la région en 2019.

Impossible de séjourner au Pays basque sans parler pelote basque !
Alors, direction le Trinquet Doxpi – parfait pour s’y abriter au mois d’octobre – en plein cœur du village d’Espelette pour découvrir l’une des 22 pratiques différentes que compte la fédération... Même s’il est tout de même plus probable que vous y découvriez une pratique à la main nue, la pala (sorte de raquette pleine en bois), le chistera (gant en osier qui à l’origine n’était autre qu’un panier à fruits !) et le xare (petite raquette à filet), les spécialités majeures de la région.
Au Pays basque, le Trinquet désigne un lieu de vie, un bar convivial où l’on se retrouve, où l’on se rencontre devant un plat ou simplement pour le plaisir de se voir. Mais le trinquet c’est aussi (et surtout) une salle rectangulaire, fermée de quatre murs avec des filets dans laquelle on pratique la pelote basque avec ferveur. Les sportifs y jouent en frappant la pelote contre le fronton (le mur de gauche) tandis que les spectateurs les admirent.
Les jours les plus cléments, la pelote se joue en extérieur. On se retrouve alors devant le grand fronton, au cœur du village.
- Trinquet Doxpi
- 80 Pl. du Marché, 64250 Espelette
- 05 59 93 81 46
- Les mercredis 21 & 28 octobre de 10:30 à 12:00 une séance d’initiation et découverte de la pelote basque est organisée au Trinquet Doxpi
- Informations et réservation

Les spécialités culinaires
Parmi les autres spécialités incontournables de la région, mais gourmandes cette fois, on retrouve l’Ossau-Iraty, qui fera le régal des amateurs de fromage de brebis et le porc noir de race Kintoa, (communément appelé le porc Kintoa). Ce dernier est produit pour sa viande de grande qualité qui est dégustée fraîche ou grâce à laquelle est fabriquée une charcuterie d’exception (jambon, saucisson et la saucisse sèche, chorizo ou encore ventrèche…)
L’Ossau-Iraty : mi-brebis, mi-succulent
Espelette se trouvant dans la région du Labourd, la commune fait partie de la zone protégée (AOP) de fabrication du célèbre fromage qui est exclusivement fait avec du lait entier de brebis. Mais ce ne sont pas n’importes quelles bêtes. On accepte uniquement quatre races pour élaborer de l’Ossau-Iraty : la Manech Tête Rousse, la Manech Tête Noire et la Basco-Béarnaise.
À Espelette, on retrouve même un haut lieu de ce fromage à pâte molle. Il s’agit du Centre d’Interprétation de l’AOP Ossau-Iraty. Gratuit, il permet de tout savoir et comprendre sur cette fabrication, organise des dégustations et accueille très régulièrement des bergers de la région venus vendre et parler de leur travail.
Quant au marché du mercredi matin, il accorde une place de choix aux producteurs locaux et à leurs tommes d’Ossau-Iraty fermier.

Villa Arnaga : subjuguante
À une dizaine de minutes d’Espelette, la Villa Arnaga – Musée Edmond Rostand de Cambo-les-Bains mérite véritablement un détour. Les extérieurs qui s’étendent sur plus de 15 hectares et bénéficient du label « Jardin remarquable », valent à eux seuls la visite.
Edmond Rostand, l’auteur de Cyrano de Bergerac, y fit construire entre 1903 et 1906 la maison de ses rêves, dans un élégant style néo-basque. L’intérieur, pensé presque comme un décor de théâtre, surprend par sa richesse et son éclectisme : fresques, trompe-l’œil, boiseries, tissus précieux et laques de Chine se succèdent au fil des pièces.
Le musée conserve également de nombreux souvenirs, œuvres, manuscrits et documents liés à l’écrivain et à son univers. La visite se poursuit dans les jardins dessinés par Rostand lui-même, entre jardin à la française, très structuré, et jardin à l’anglaise, plus naturel. Un lieu où littérature, architecture et art de vivre se rencontrent avec beaucoup de charme.
- Villa Arnaga – Musée Edmond Rostand
- Route du Docteur Camino, 64250 Cambo-les-Bains
- 05 59 29 83 92 / Site
- octobre : 11:00 > 18:00 du mardi au vendredi + 10:00 > 18:00 samedi et dimanche
- fermé le lundi / billetterie fermée 1 h avant la fermeture
- adulte > 10 € / 7-11 ans > 2,50 € / 12-18 ans et étudiants > 4 € / moins de 7 ans > gratuit / visite guidée > +1 €

Les grottes de Sare : entre profondeurs et légendes
À quelques kilomètres au sud-ouest d’Ainhoa, les grottes de Sare plongent le visiteur dans un décor hors du temps. La cavité ouverte au public, appelée Lezea, fait partie d’un important réseau souterrain creusé dans le massif d’Atxuria. Sur près de 900 mètres, on chemine entre de vastes salles et des galeries façonnées par l’eau, autrefois fréquentées par les hommes préhistoriques. Le parcours, guidé et ponctué de jeux de lumière et d’ambiances sonores, dure environ 45 minutes et aborde tour à tour géologie, préhistoire et mythologie basque.
Les ours des cavernes, qui venaient jadis y hiberner, ont aujourd’hui laissé place aux chauves-souris, nombreuses à trouver refuge dans la cavité. Et avec une température qui avoisine les 14 °C toute l’année, mieux vaut prévoir de quoi se couvrir ! À la sortie, un petit musée et un parc mégalithique permettent de prolonger la découverte.
- Les grottes de Sare
- 2280 Lezeko bidea
- 64310 SARE
- 05 59 54 21 88 / grottesdesare.fr
- Les animaux de compagnie, la prise de photos/vidéos et les poussettes sont interdites.

Y dormir
Le Moulin de Pascale : Une adresse pleine de charme
Pour dormir à Espelette tout en restant au calme, Le Moulin de Pascale est une adresse pleine de charme. Installé dans un ancien moulin datant de 1650, au bord de l’eau, sous le fronton et à quelques pas du centre du village, le lieu propose cinq chambres d’hôtes, chacune avec son propre univers, ainsi qu’un studio indépendant. En hiver, l’établissement peut aussi être privatisé en gîte pour accueillir jusqu’à 14 personnes.
Salons, véranda, terrasse réservée aux hôtes et décoration mêlant vieilles pierres, mobilier chiné et touches artistiques participent à l’atmosphère chaleureuse de la maison. Et pour prolonger le plaisir, le restaurant sert le midi une cuisine du terroir sur la terrasse au bord de la rivière ; une table d’hôtes est également possible le soir, sur réservation.
- Le Moulin de Pascale | Chambres, Restaurant & Gîte Espelette
- 20 Zubiburruko Karrika, 64250 Espelette
- 05 59 93 96 51 / 06 64 49 01 98 / lemoulindepascale.fr
- restaurant : ouvert le midi
- table d’hôtes le soir : sur réservation
- chambres d’hôtes : de mai à novembre

L’Hôtel Chilhar : Une maison chaleureuse
À Espelette, les possibilités pour dormir et bien manger ne manquent pas : hôtels, chambres d’hôtes et restaurants offrent un joli choix, avec des adresses pour tous les goûts et toutes les envies.
Parmi elles, le Chilhar, hôtel 3 étoiles situé au cœur du village, propose 13 chambres, pour une à trois personnes. Décorées dans un esprit contemporain aux touches basques, elles donnent soit sur le village, soit sur le jardin avec vue sur les montagnes. Le petit-déjeuner peut se prendre en salle ou en terrasse, et un parking public gratuit se trouve à proximité.
Fabien et Marie Munarriz, entourés de leur équipe, y cultivent une atmosphère chaleureuse et conviviale, avec ce côté intimiste propre aux petites adresses et bien loin des établissements impersonnels.
Et si vous souhaitez rester sur place pour déjeuner, le restaurant – qui privilégie une cuisine faite maison élaborée avec des ingrédients frais et de saison, en grande partie issus du terroir local – est ouvert uniquement le midi.
- Chilhar Hôtel & Restaurant
- 25 Xilarreneko Karrika, 64250 Espelette
- 05 59 42 89 01 / hotel-chilhar.com
- hôtel et restaurant ouverts à l’année
- restaurant : uniquement le midi / service 11:30 > 14:30
- fermeture annuelle de début janvier à début mars

Y manger
Choko Ona : Espelette a son étoile
L’établissement de Flora et Clément, Choko Ona – signifiant « le bon coin » en basque -, est effectivement une superbe adresse pour s’offrir une parenthèse gastronomique à Espelette.
Distingué d’une étoile au Guide Michelin, le restaurant met à l’honneur la cuisine contemporaine et délicate du chef Clément Guillemot, orientée par les saisons et inspirée du terroir. Les ingrédients sont sélectionnés au plus près, avec une belle place accordée aux producteurs locaux.
Le soin apporté à l’assiette se retrouve aussi dans le décor. Mobilier réalisé en partie par des artisans de la région, céramiques et œuvres d’art donnent du caractère aux lieux, tandis que le jardin, où poussent herbes aromatiques, fleurs comestibles et arbres fruitiers viennent agréablement compléter cet ensemble.
Choko Ona accueille les convives au déjeuner comme au dîner, mais la table étant prisée, mieux vaut réserver à l’avance.
- Choko Ona
- 155 Xerrendako Bidea, 64250 Espelette
- 05 59 15 71 65 / choko-ona.fr
- mardi, jeudi, vendredi et samedi : déjeuner + dîner

Ce mois-ci
La Fête du Piment : quand Espelette voit rouge !
La Fête du Piment, c’est Espelette tout entier qui célèbre son emblème !
Chaque année, à la fin du mois d’octobre, les rues s’animent au rythme des artisans, des cultivateurs et des visiteurs. En 2026, le rendez-vous est fixé aux 24 et 25 octobre, pour un week-end placé sous le signe des traditions basques et de la convivialité.
Pendant ces deux jours, on flâne entre les stands de spécialités régionales et d’artisanat, on écoute les musiciens, on assiste aux danses et l’on découvre le savoir-faire lié au piment. Les bandas, ces fanfares de rue composées notamment de cuivres et de percussions, apportent une énergie joyeuse et communicative à la fête.
Dès l’arrivée dans le village, les cordes de piments rouges suspendues aux façades attirent le regard. Et ce n’est pas qu’un décor ! Autrefois, les fruits étaient mis à sécher contre les murs des maisons à l’automne, avant d’être passés au four puis réduits en poudre. Cette pratique traditionnelle est devenue l’une des images les plus emblématiques d’Espelette, même si rares sont désormais ceux qui utilisent encore réellement les façades pour le séchage.
Cette grande célébration remonte à 1967, lorsque le Syndicat d’Initiative d’Espelette lance la première édition. Deux ans plus tard naît la Confrérie du Piment d’Espelette, qui en prend ensuite les rênes. Au fil des décennies, l’événement gagne en ampleur : prévu à l’origine sur une seule date, il s’étend sur deux jours à partir de 1994 et rassemble dorénavant autour de 20 000 visiteurs.
Le dimanche reste rythmé par la messe, la bénédiction des piments, le défilé des confréries et les intronisations au fronton. Un moment populaire, chaleureux et profondément lié à l’identité d’Espelette.
- La Fête du Piment
- 24 et 25 octobre 2026
- Village d’Esplette – SITE



