L’Assassin de Pigalle de Gabriel Katz, dans les bas-fonds du Paris de 1945

"L'assassin de Pigalle" de Gabriel Katz
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  • lecture / roman / polar historique
  • paru le 08 avril 2026 chez City Éditions
  • 320 pages / 21.50€

L’assassin de Pigalle de Gabriel Katz

Règlement de comptes

Dès les premières pages de L’assassin de Pigalle, Gabriel Katz nous replonge dans l’âge d’or du polar noir français. On pense à Clouzot, Becker, Grangier, Jules Dassin ou autres Lautner, aux dialogues façon Audiard et aux couloirs enfumés d’un « 36 » (quai des Orfèvres) dans lequel on serait accompagné d’un Maigret en noir et blanc ! Et c’est dans cette atmosphère si particulière de l’après-guerre (on est en 1945) qu’on arrive au sein d’un hôtel miteux de Montmartre où un quidam vient d’être abattu de deux coups de « calibre ».

Au coeur de la drome provençale à Montélimar
Gabriel Katz
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À 33 ans, Max Weber, héros décoré de la Libération devenu inspecteur, hérite de l’enquête et rapidement, il arrête un suspect. Mandel Jankovic, Juif rescapé d’Auschwitz, se serait vengé sur la victime – Antoine Moray -, un riche antiquaire véreux qui aurait (entre autres) trafiqué avec les « schleus » pour récupérer et revendre les biens des déportés… Malgré la pression de sa hiérarchie pour classer l’affaire, histoire de ne pas souffler sur les braises d’un épisode que tout le monde souhaiterait oublier, Weber va poursuivre ses investigations, épaulé par Augustine, une jeune avocate. Une erreur de sa part pourrait en effet envoyer à la guillotine un innocent. Au fil de ses recherches, il va nous remémorer avec une précision chirurgicale la période trouble de l’Occupation, la sauvagerie des nazis, les atrocités auxquelles se sont adonnés les collabos de la Carlingue – une Gestapo française peut-être encore plus abjecte que sa version allemande -, et les conditions de vie au quotidien de tout un chacun alors qu’une poignée d’individus pouvaient se procurer champagne et caviar sans aucun ticket de rationnement… 

"L'assassin de Pigalle" de Gabriel Katz
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Si l’intrigue policière est fictive, son arrière-plan historique est glaçant de réalisme : collaboration, pillages, torture, épuration et résistants de la dernière heure composent le décor d’un roman sombre où la frontière entre justice et vengeance devient parfois dangereusement mince.

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