CINÉMA
Avec « L’infiltrée », Ahmed Sylla passe, au propre comme au figuré, de l’autre côté
L’infiltrée de & avec Ahmed Sylla
cinéma / comédie
- le 11 février 2026 au cinéma / 1h35
- d’Ahmed Sylla
- avec Ahmed Sylla, Michèle Laroque, Kaaris, Amaury de Crayencour, Chantal Ladesou…
L’infiltrée de & avec Ahmed Sylla : De l’autre côté
Maxime (Ahmed Sylla) est un fonctionnaire de police enthousiaste mais maladroit. Lorsqu’une mission d’infiltration particulièrement sensible lui est confiée par sa supérieure (Michèle Laroque), il est loin d’imaginer l’ampleur du défi : changer radicalement d’apparence et se glisser dans la peau… d’une femme ! Rebaptisé Lupita, il doit approcher au plus près un chef de gang aussi discret que redouté, surnommé « Tonton » (Kaaris). D’abord réticent, Maxime finit par accepter et se retrouve embarqué dans un plan improbable et risqué, partageant un fourgon de transfert avec l’une des lieutenantes du trafiquant, dans une tentative d’évasion orchestrée avec la complicité d’un policier. Mais jusqu’où cette imposture peut-elle le mener ? Entre apprentissage accéléré des codes, situations incongrues et dérapages incontrôlés, cette métamorphose devient le moteur d’une mécanique comique où la transformation physique nourrit autant l’action que le rire.
Présenté hors compétition au Festival de l’Alpe d’Huez, L’infiltrée marque les premiers pas d’Ahmed Sylla derrière la caméra. Son film s’inscrit dans la grande tradition de la comédie de travestissement, quelque part entre l’héritage de Certains l’aiment chaud et les conventions contemporaines du comique. Si certaines situations relèvent d’un humour volontairement appuyé, la galerie de personnages apporte un relief bienvenu : Michèle Laroque compose une commissaire autoritaire, Amaury de Crayencour un adjoint débordé, tandis que Kaaris surprend dans un registre décalé. Au centre du dispositif, Ahmed Sylla s’empare pleinement de son double rôle et impose une énergie constante à l’ensemble, faisant de L’infiltrée un divertissement généreux, porté par une succession de gags efficaces et un tempo soutenu.
© Texte de Cédric Stanghellini pour Le Mensuel / Photo Pan Distribution
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