Pour la 1ère fois, l’auteur et comédien à succès Benoit Solès ose le seul en scène théâtral avec « 22 minutes », son dernier audacieux projet

Benoit Solès, 22 minutes
© Frédérique Toulet

Benoit Solès, seul en scène dans « 22 minutes »

Le grand pardon

En voyant les colossaux dispositifs de sécurité mis en place pour la venue, historique, du Pape Léon XIV en France, impossible de ne pas prendre conscience des risques et de ne pas repenser à la raison pour laquelle la papamobile s’est armée de vitres blindées… Le 13 mai 1981, un militant turc – Mehmet Ali Agca – tirait sur Jean-Paul II en pleine place Saint-Pierre, au Vatican pendant l’un de ses bains de foule. Deux ans après avoir survécu à ses blessures et à sa lourde opération, le souverain pontife suivait le précepte fondamental chrétien en rendant une visite privée à cet homme en prison afin de lui accorder son pardon. Un entretien qui dura 22 minutes et dont on ne connaîtra jamais exactement la teneur…

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Il n’en fallait pas moins pour inspirer Benoît Solès qui, s’il nous a habitués à toutes les audaces théâtrales – tant en écriture, qu’en jeu ou en mise en scène -, relève le pari de nous surprendre à nouveau en s’adonnant, pour la première fois, à l’exercice risqué du seul en scène. Imaginant ce face-à-face, l’auteur et comédien a choisi de se glisser dans la peau de l’assaillant, à l’origine condamné à vie, mais qui ne connaîtra en réalité « que » 29 ans de détention. Cherchant à comprendre ce qui peut entraîner un jeune homme à commettre l’irréparable, l’acteur remonte le fil de son histoire – ponctuée de violences et d’embrigadement – et interroge en filigrane notre conscience et nos convictions : peut-on vraiment tout pardonner ? 

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