Stéphanie Janicot se dévoile presque inconsciemment dans son essai « La fabrique des histoires » chez Albin Michel

"La fabrique des histoires" de Stéphanie Janicot
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« La fabrique des histoires » de Stéphanie Janicot

Des bouts de soi

Ce n’est pas tout à fait un roman ni vraiment une autobiographie. Avec La fabrique des histoires, Stéphanie Janicot remonte le fil de ses propres livres (on pense aux Maîtres du temps, Soledad ou aux Matriochkas) pour tenter de comprendre ce qu’ils racontent d’elle, parfois à son insu.

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"La fabrique des histoires" de Stéphanie Janicot
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Née à Rennes d’une mère Juive séfarade et d’un père breton catholique travaillant dans le BTP en Afrique, elle grandit entre la Bretagne, plusieurs pays africains et les États-Unis. Enfant souvent solitaire, elle trouve très tôt refuge dans des bouquins, Agatha Christie d’abord et grands classiques français ensuite, tout en écrivant déjà des histoires pour ses poupées.

Après des études de droit et Sciences Po, elle rejoint le groupe de presse Bayard, devient notamment rédactrice en chef de Muze, passe par Notre Temps et La Croix, tout en s’adonnant, en parallèle, à l’écriture de nombreux romans, dont La mémoire du monde.

Dans La fabrique des histoires, elle revient sur ce parcours et découvre peu à peu un fil conducteur inconscient entre des ouvrages qui semblaient pourtant indépendants. Égypte ancienne, judaïsme, Mésopotamie, mondes grec et romain, Moyen Âge ou époque contemporaine : ses récits traversent les civilisations et accordent une place essentielle aux femmes qui, bien que souvent dans l’ombre, ont grandement participé à leur évolution. Elle s’interroge sur le rôle des deux sexes dans l’Histoire, davantage sous l’angle de la complémentarité que de l’affrontement qui gangrène parfois certaines formes du féminisme actuel.

"La fabrique des histoires" de Stéphanie Janicot
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Un test ADN vient également nourrir cette réflexion sur ses origines méditerranéennes et sur son attirance pour les cultures et les mythes. À mesure qu’elle retrouve ses personnages, Stéphanie Janicot semble ainsi brosser son propre portrait, en récoltant livre après livre, des fragments d’elle-même.

"La fabrique des histoires" de Stéphanie Janicot
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Fluide, personnel sans être impudique, son essai ressemble finalement à une grande explication de texte dont elle serait à la fois l’autrice, le sujet et la lectrice. Une manière originale de revisiter ses récits en découvrant ce qui se cachait derrière…

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