Au Théâtre National de Nice, la saison 2026 / 2027 alterne tragédies classiques, œuvres contemporaines et créations en tout genre

Théâtre National de Nice, saison 2026 / 2027
Hernani @ DR

Théâtre National de Nice, saison culturelle 2026 / 2027

Une saison de créations

C’est désormais une certitude : la programmation du Théâtre National de Nice (TNN) est toujours là où on ne l’attend pas. Quand certains affichent les plus grands succès publics, l’institution azuréenne, elle, prend les chemins de traverse pour proposer une année d’arts vivants éclectique, qualitative et accessible.

Ça démarre fort avec Saïgon, qui invite les spectateurs à entrer dans un restaurant vietnamien (plus vrai que nature) pour une confrontation entre la grande Histoire et celle, plus personnelle, du personnage principal. Entre amour, exil et amitié… Le passé, il en est d’ailleurs question à plusieurs reprises cette saison : L’incandescente et le gang des cracheuses de sang, est une immersion dans le quotidien de jeunes filles des années 20 en quête d’émancipation tandis que Les Résistantes, mise en scène théâtralisée du podcast de Philippe Collin, nous amène à rencontrer des figures féminines majeures – et méconnues – de la Seconde Guerre mondiale.

On (re)découvre aussi les auteurs classiques, puisque l’on retrouve, pêle-mêle, au fil des mois, Ivanov de Tchekhov, Le Petit Chaperon rouge de Perrault, L’école des femmes de Molière, Le Château des Carpathes et Hernani de Victor Hugo, ou encore Roméo et Juliette, en version chorégraphiée par Jean-Christophe MaillotL’amante anglaise de Duras et La Terre, de Zola. 

Et puis, il y a ces créations incroyables (adaptées ou non d’œuvres littéraires) qui ont cette capacité à emporter le public dans des réalités différentes… On pense à Zone d’attente de Macha Makeïeff et ses sept personnages retenus dans un lieu étrange, à Hautes perchées, où quatre femmes nous parlent d’intime, à Magistral.e.s, qui transforme la salle des Franciscains en cour d’assises le temps d’une audience participative, etc. Une saison au TNN, c’est également du cirque (Instabile, Sono io ?)de la danse (Imminentes, La tendresse)des marionnettes parfois… De l’art avec un grand A et à portée de tous.

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Le Théâtre National de Nice : la salle des Franciscains

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