CONCERT

Miossec en interview pour la réédition de son album « Boire » et sa tournée « Boire, écrire, s’enfuir »

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« J’ai besoin de vibrer, pas de prévoir ! »

 

Presque un an après la date initiale, Miossec peut enfin retrouver le public azuréen pour fêter en sa compagnie son quart de siècle de carrière ! 25 ans qui lui ont apporté une juste dose d’expérience mais qui n’ont jamais entaché son authenticité et sa volonté de conserver, au coeur de tous ses projets, son amour des mots et sa passion pour une musique non consensuelle.

 

Gagnez vos invitations pour le concert de Miossec !

 


 

💿 Miossec pour la réédition de l’album « Boire » disponible depuis le 09 octobre 2020

🎟️  en tournée avec « Boire, écrire, s’enfuir », en concert à l’Alpilium de Saint-Rémy-de-Provence le 24 novembre 2021 & au Forum Jacques Prévert de Carros le 25 novembre 2021

 


 

 

Morgane Las Dit Peisson : Enfin la tournée et des retrouvailles avec le public…

Miossec : Ça fait un bien fou et c’est rassurant de voir que les gens sont toujours présents malgré les circonstances. Ça fait aussi prendre un peu plus conscience de ses responsabilités en tant qu’artiste… Quand une personne aujourd’hui fait la démarche de venir voir un concert, c’est plus que jamais un témoignage de soutien et d’amour donc il ne faut surtout pas la décevoir. 

 

On vient de traverser des mois compliqués pour la culture mais ça ne vous a pas empêché de travailler…

Je ne me voyais pas me laisser abattre mais je ne m’imaginais pas du tout non plus me lancer dans des lives Facebook tout pourris ! (rires) Mirabelle Gilis, la violoniste qui m’accompagne sur la tournée s’est lancée dans la composition de Falaises !, un EP dans lequel elle chante pour la 1ère fois. C’est tout naturellement, au fil des jours, qu’on a travaillé ensemble dessus, que j’ai écrit les paroles et qu’on a mélangé nos voix en studio… Ce n’était pas prévu mais c’est ce qui me va le mieux, j’ai dû mal à faire les choses quand tout est trop « calibré », j’ai besoin de liberté, de coups de coeur… J’ai besoin de vibrer, pas de prévoir ! (rires)

 

 

Ce n’est pas trop difficile de rester libre dans cette industrie musicale ?

Ce n’est ni facile ni difficile, c’est une question de choix… Je ne vois pas l’intérêt, personnellement, de s’imposer une routine dans ces métiers-là. Il faut de la surprise et de l’inattendu pour que ce soit palpitant ! Alors, bien sûr, financièrement, ce n’est pas la solution la plus rassurante et confortable (rires) mais ce n’est pas le but recherché, normalement, quand on est artiste… Pour être dans une démarche de création, on ne peut pas réfléchir avec une logique industrielle.

 

25 ans depuis Boire, votre 1er album…

Tout l’univers musical a complètement changé depuis Boire ! On ne concevait pas la musique de la même manière tout simplement parce qu’on ne la « consommait » pas de la même manière. Aujourd’hui, je pense que très peu de gens écoutent 11 titres d’un même disque d’affilée sans zapper. On n’est plus les mêmes qu’à l’époque, on va plus vite, on grignote, on saute du coq à l’âne et ce n’est pas une critique, c’est une constatation. Et puis Internet a tout changé, on n’a plus « d’obligation » à se tenir à tel ou tel format, on peut proposer un unique morceau au public si on le souhaite ou un EP qui est, je trouve, assez bien adapté à la période actuelle.  

 

 

Plutôt que de faire un best of pour fêter vos 25 ans de carrière, vous avez ressorti l’album avec lequel tout a commencé…

J’avais envie d’offrir une seconde vie à ce disque qui a été essentiel dans ma vie d’artiste. Le remasteriser lui a apporté une certaine fraîcheur, l’a mis au goût du jour et c’est drôle car ça m’a permis de toucher un nouveau public. C’est toujours étonnant pour moi de voir dans les salles une jeune génération qui n’était pas née à l’époque ! (rires)

 

Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel / Photos par Richard Dumas

 


 

Interview parue dans Le Mensuel n°425 de novembre 2021

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