CONCERT

Camille & Julie Berthollet en interview pour leur nouvel album « Series » et leur tournée

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« On a vraiment besoin l’une de l ’autre… »

 

Pleines de vie, pétillantes, souriantes et sans la moindre once de prétention, Camille et Julie Berthollet valent autant le déplacement pour leurs personnalités que pour les talents dont elles font preuve sur scène. Respectivement violoncelliste et violoniste, les deux jeunes soeurs qui prêchent activement leur amour du classique se sont lancées dans un nouveau projet qui devrait toucher les innombrables amateurs de séries. Dans leur nouvel album qui sortira le 19 novembre prochain – Series -, les musiciennes se sont amusées à revisiter Bella ciao de La Casa de Papel, Game of Thrones, Mission impossible, Bridgerton ou encore Amicalement vôtre

 


 

💿 Camille & Julie Berthollet pour « Series », leur nouvel album disponible à partir du 19 novembre 2021 chez Warner Classics

 


 

 

Morgane Las Dit Peisson : En pleine tournée…

Camille Berthollet : Ça procure des sensations complètement incroyables de pouvoir retrouver le public ! On a la chance d’avoir des salles pleines alors que les temps sont difficiles pour beaucoup donc on est très conscientes de la chance qu’on a et on savoure chacun de ces moments sur scène, peut-être encore plus qu’avant !

Julie Berthollet : J’espère que cette période nous aura fait réaliser à quel point la culture est importante à nos vies et à notre équilibre. On a beaucoup parlé de santé physique ces deux dernières années mais il ne faut pas mettre de côté le mental des gens qui est aussi essentiel à la survie. Pour être bien dans sa peau et dans sa tête, il est nécessaire de sortir, de se divertir et d’extérioriser ses émotions… Les arts, pour ça, sont très précieux…

 

 

Par votre jeunesse et votre joie de vivre vous avez réussi à démocratiser et dépoussiérer le classique…

Camille : Ouvrir la musique classique au plus grand nombre a toujours fait partie de nos intentions. C’est magnifique de voir toutes les tranches d’âges réunies dans la salle et de savoir qu’on réussit à attirer autant d’amateurs de classique que de jeunes qui ne s’y étaient jamais intéressés avant ! Ça prouve que la musique est réellement un langage universel et qu’on ne doit jamais la préjuger… Il n’y a rien de plus touchant qu’un spectateur qui vient te dire que c’était son 1er concert classique et qu’il a adoré ! On se sent utile dans ces moments-là… 

 

 

Une superbe reconnaissance mais des années de travail dès le plus jeune âge…

Camille : On n’a pas vraiment vécu la même enfance que tout le monde mais on ne le regrette pas ! On a dû se former dans différents pays et aussi affronter les concours internationaux… C’est pire que d’attendre derrière un rideau le début de son concert ! (rires) C’est un stress monumental, on ne sait plus, sur le moment, pourquoi on s’inflige ça mais quand c’est passé, on est fier de s’être surpassé !

 

 

Vivre tout ça à deux est plus facile ?

Julie : C’est compliqué d’affirmer que c’est plus facile à deux parce que finalement, on n’a toujours connu que ça mais je pense en effet que c’est une force incroyable ! 

Camille : Par contre, je crois qu’on ne pourrait pas vivre ça séparément… On a vraiment besoin l’une de l’autre dans la vie parce qu’on est très proches et dans la musique, ça a créé un lien indéfinissable qu’on ne retrouve avec personne d’autre. On se comprend juste en se regardant ! (rires)

Julie : On a une belle connexion qui s’enrichit grâce à notre jeu mais aussi dans la rencontre des autres artistes avec qui on partage et on construit les concerts…

 

 

Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel à l’Espace Culturel Victor Hugo de Puget-sur-Argens / Photos par Simon Fowler

 


 

Interview parue dans Le Mensuel n°425 de novembre 2021

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