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- ★ 02 octobre 2026 > 21 mai 2027 / Sainte-Maxime / Le Carré
Le Carré Sainte-Maxime, saison culturelle 2026 / 2027
Vibrer d’émotion
Au Carré, l’art n’est pas un refuge, mais une manière de comprendre le réel, de déplacer le regard. Valérie Boronad, directrice, estime que « La culture n’est pas un bien que l’on distribue, mais une aventure que l’on traverse ensemble ». Celle-ci prend la forme du mouvement des corps, des voix, des histoires, des élans et des fêtes au cœur d’une nouvelle saison à vivre, pleine de propositions qui bousculent et d’une beauté qui nous relie…
En ouverture, Hofesh Shechter électrise la nuit avec In the brain, cérémonie moderne où les corps vibrent d’une intensité commune. De la danse au cirque, le langage charnel sublime les collectifs de Maud Le Pladec, Marco da Silva Ferreira, Sharon Eyal, Jann Gallois, Philippe Decouflé, Kubilai Khan, du Junior Ballet de l’Opera de Paris, de la Cie Dyptik, ou encore des Circus Baobab, Cirque Leroux et Les 7 Doigts. Tous explorent avec virtuosité l’euphorie, la fête, la transe, la douceur ou la sororité.
Et puisque le théâtre éclaire nos zones d’ombre et tout ce qui vacille, Leviathan plonge dans les failles de la justice. Pommerat réinvente le conte apprentissage de la peur. Renucci choisit la modernité de Molière avec François Morel, Bobée questionne l’action face à la tyrannie dans Lorenzaccio, la magie de Yann Frisch brouille le réel.
D’autres pièces enrichissent la traversée comme La jalousie mordante de Sacha Guitry dans la bouche d’un Michel Fau donnant la réplique à Gwendoline Hamon ; Charles Berling jouant Lars Noren ; Grumberg offrant un huis clos grinçant à Christine Murillo et Jean-Pierre Daroussin avec Dans le couloir ; Clovis Cornillac et Judith El Zein se familiarisant à l’écoute de l’autre au sein de la comédie romantique délicieusement absurde Mur Mure ; Muriel Mayette-Holtz revisitant Les fourberies de Scapin ; ou bien Potiche, confiant un rôle en or à Clémentine Célarié.
La musique invite, quant à elle, des voix qui portent le monde grâce à la résilience de Justina Lee Brown, le blues incandescent de Johnny réinterprété par Greg Zlap, la poésie de Félix Radu, le chemin vers l’Arménie intérieure d’André Manoukian, le chant enveloppant de Souad Massi et l’incontournable Gibraltar d’Abd Al Malik.
On va aussi Pleurer de rire avec Mathieu Madénian, tandis qu’Haroun passera nous dire Bonjour quand même. Et puis il y a les fêtes, joyeux rituels participatifs à vivre jusqu’au bout de la nuit car au Carré, l’art n’est pas une façon artificielle d’oublier la vie, c’est une manière d’y répondre.

