CONCERT

Kyle Eastwood en interview pour son album et sa tournée « Cinematic »

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« « Cinematic », un hommage au 7ème art… »

 

Impossible de ne pas voir la filiation tant les ressemblances vont bien au-delà de leurs apparences. Amoureux fou de cinéma et de musique comme son père pour qui il compose des musiques de films, Kyle Eastwood a choisi de rendre hommage à ses 2 passions à travers l’album Cinematic

 


🎟️  Kyle Eastwood pour sa tournée « Cinematic »

  • 04 mai 2022 : Forum Jacques Prévert / Carros / 20h00 / 18.00€
  • 19 mai 2022 : Artplexe Canebière / Marseille / 21h00 / 40.50€

 

 


 

Morgane Las Dit Peisson : Tu sembles très attaché à la France…

Kyle Eastwood : Oui j’ai la chance de pouvoir partager mon temps entre Paris et la Californie et je dois avouer que même si j’aime profondément Paris et que j’adore tourner partout en France, c’est toujours un plaisir particulier de jouer dans le sud. Il y a une atmosphère assez magique car on sent que le public d’ici apprécie énormément le jazz et l’ambiance des festivals.

Rejouer après des mois de privation…

On a vraiment tous vécu des moments difficiles mais c’est vrai que dans le milieu artistique, nous n’avons pas été épargnés ! Donc pouvoir retrouver les gens en vrai et rejouer avec des musiciens en « présentiel », c’est merveilleux, surtout pour du jazz ! (rires) C’est vraiment un type de musique qui se joue en live, qui s’improvise et qui fait appel à l’instinct.

 

 

C’est un comble pour un registre aussi libre que le jazz de se retrouver à ce point privé de liberté…

Exactement et c’est d’ailleurs la raison première pour laquelle je me suis lancé dans la musique en général et dans le jazz en particulier ! C’est un registre qui apporte un incroyable sentiment de liberté d’expression et qui, en même temps, exige qu’on se sente libre de toute contrainte pour s’y adonner.  

Tu es tombé amoureux du jazz…

Littéralement ! Et mes parents y sont pour beaucoup ! J’ai grandi dans une maison où on écoutait énormément de musique de tout style mais quand même beaucoup de jazz, de blues, de Ray Charles, de Johnny Cash… Donc j’ai commencé naturellement à m’y intéresser tout jeune, j’ai appris à jouer du piano, puis un peu de guitare, de la basse et de la contrebasse. Mes parents jouent également du piano donc ils m’ont pas mal encouragé à me lancer dans la musique… En gros, c’est leur faute ! (rires)

 

 

Un rapport charnel avec la basse et la contrebasse…

J’ai commencé au piano à 7 ou 8 ans puis j’ai touché à la guitare ; en revanche, quand j’ai commencé la basse, il y a en effet eu quelque chose de différent. Ça m’a semblé évident et naturel comme si c’était l’instrument qui m’avait choisi ! (rires) Et c’est vrai qu’il existe réellement un rapport physique et charnel avec l’instrument, particulièrement avec la contrebasse que j’enlace… J’ai d’ailleurs la sensation d’être plus sincère, d’aller vers quelque chose de plus personnel avec elle…

Cinematic, un album qui relie musique et cinéma…

J’ai grandi en voyant beaucoup de films et en écoutant énormément de musique, c’est ainsi que sont nées mes deux plus grandes passions ! Et grâce à la composition de musique de films, j’ai pu conserver un lien avec le monde du cinéma. J’ai toujours voulu réaliser une sorte d’hommage au 7ème art et aux grands compositeurs de musiques de films de ces dernières années, c’est comme ça qu’est née l’idée de Cinematic. J’ai choisi des morceaux tirés de mes films favoris et d’autres que j’ai « piqués » à mes compositeurs préférés pour les revoir façon jazz !

 

 

Composer pour le cinéma, c’est différent ?

C’est vraiment un exercice à part entière. Quand tu prépares un album de jazz, tu as une infinie liberté dans la composition et dans ta façon de jouer alors que pour un film, tu dois habiller l’image, soutenir le propos. Il y a plus de contraintes, de règles à suivre mais c’est un challenge très stimulant !

Travailler avec son père…

C’est plutôt facile ! C’est un bon « patron » ! (rires) On a des goûts similaires en musique et je sais ce qu’il aime, je connais sa façon de travailler et surtout, on s’entend bien tous les deux. C’est un vrai bonheur de bosser ensemble.

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pendant le Nice Jazz Festival 2021 & traduits par Delphine Goby O’Brien pour Le Mensuel / Photos DR

 


Interview parue dans Le Mensuel n°430 d’avril 2022

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