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Kamel Ouali Interview vidéo

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Kamel Ouali
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Interview

Kamel OUALI



Certainement le plus connu des chorégraphes français, Kamel Ouali a su s’imposer comme un leader dans sa profession.
Après avoir conquis le public avec « Les Dix Commandements » et la Star Academy,
il s’est rapidement adonné à la création de spectacles complets afin de mettre en scène ses propres envies.
De son imagination naîtront donc « Le Roi Soleil », « Cléopâtre » et désormais

« Dracula, l’amour plus fort que la mort » qui vous réserve bien des surprises…

« J’aime travailler avec des gens d’univers complètement différents ! »

 23 Mars – 20h & 24 Mars – 14h30 & 20h – LE DOMEMARSEILLEDe 23,75€ à 65€
Samedi 31 Mars 2012 – 14h30 & 20h – PALAIS NIKAIANICE – De 23,75€ à 65€ Réservez ici !

 


Comment avez-vous choisi le thème de Dracula ?
Kamel Ouali : Pour la Star Ac’, il y a 5 ou 6 ans, j’avais monté un tableau sur « Éteins la Lumière » d’Axel Bauer sur l’univers de Dracula que je connaissais assez mal à l’époque. Ça m’a donné envie de lire le roman de Bram Stoker et de fil en aiguille, je me suis documenté, j’ai revu « Entretien avec un vampire »… l’idée est partie de là et ne m’a plus vraiment quittée.

 

Combien a-t-il fallu pour mettre ce projet sur pieds ?
Environ deux ans de travail… De développement, de documentation, de réunions avec la production et de répétitions avec les artistes.

 

Être le créateur de cette comédie musicale et pas uniquement un chorégraphe comme à l’époque des « Dix Commandements », ça implique quoi ?
Quand on est initiateur d’un projet comme « Le Roi Soleil », « Cléopâtre » ou « Dacrula », on a automatiquement une masse de travail qui se retrouve démultipliée ! Il y a un stress supplémentaire mais j’arrive assez bien à le canaliser.

 

De qui vous êtes-vous entouré ?
J’ai écrit le fil conducteur du livret que j’ai ensuite confié à des auteurs qui ont créé les scènes dialoguées. Quant aux textes et compositions des titres, je me suis entouré de personnes très différentes comme Axel Bauer, Adrien Gallo (BB Brunes) ou encore Jennifer Ayache (Superbus).
Voilà pourquoi, dans « Dracula », on passe de la chanson pop rock à une magnifique ballade !

 

Vous avez choisi pour les rôles principaux deux danseurs qui ne chantent pas, c’est une première…
Oui et c’est vrai qu’à la base, c’était un vrai pari ! On allait un peu vers l’inconnu, on ne savait pas si les gens allaient être séduits par ces deux danseurs puisqu’il faut l’avouer, la danse est un art qui est encore peu connu en France… Et il faut reconnaître que, que ce soit en France ou à l’étranger, les rôles principaux sont toujours tenus par des chanteurs. Du coup, ce n’était vraiment pas gagné d’avance !

 

Parmi les chanteurs, on retrouve Ginie Line, la Nefertari des « Dix Commandements »…
J’ai toujours été très très sensible à sa voix qui est extrêmement identifiable et pleine de sensibilité donc c’est vrai que j’avais envie de retravailler avec elle. Mais je ne savais même pas qu’elle allait passer les auditions ! (rires) J’ai même été surpris en la voyant ! Puis elle a fait l’unanimité très très vite.

 

Sur scène, a-t-on toujours un mélange des styles ?
J’ai vraiment la particularité depuis toujours de mélanger des danseurs d’univers complètement différents car j’aime l’échange culturel entre ces disciplines, c’est ce qui me séduit. Ils ont chacun, dans le spectacle, l’occasion de s’exprimer dans leur propre style mais ils doivent aussi savoir s’intégrer dans les autres univers.

 

Dani Lary, l’illusionniste, a participé à « Dracula » ?kamel_ouali_interview02
Je n’avais pas envie que Dracula apparaisse et disparaisse simplement par les coulisses alors j’ai fait appel à Dani Lary pour élaborer des numéros d’illusion assez incroyable et il a créé des numéros originaux pour le spectacle.

 

Quelles surprises découvrirons-nous sur scène ?
Parmi les innovations, il y a des moments de 3D relief pendant lesquels les spectateurs devront mettre leurs lunettes comme au cinéma et qui créent une véritable interaction entre le spectacle vivant et la vidéo. Dans la salle, les gens ne savent plus ce qui réel ou irréel grâce à cette confusion visuelle. Sinon, ce spectacle, c’est 50 artistes sur scène, chanteurs, danseurs, artistes de cirque, comédiens, musiciens… Plus de 100 personnes qui partent en tournée jusqu’à fin juillet… C’est un gros barnum ! (rires)

 

Comment, par rapport au thème, avez-vous réussi à ne pas tomber dans le sordide ?
Parce que je n’en avais pas envie. J’aurais trouvé ça anecdotique et puis c’est vrai que depuis « Entretien avec un vampire », l’image du vampire a vraiment évolué. Il est devenu un être sombre mais extrêmement sensuel. Et puis, j’avais envie de faire un spectacle familial et le sanglant n’était pas ce qui m’intéressait. J’aime raconter des histoires d’amour incroyables et « Dracula » en est une. Il est devenu un vampire parce qu’il a perdu sa bien aimée et ce personnage tentera de conquérir une autre femme qui n‘était à l’origine pas faite pour lui… C’est cet aspect là que j’avais envie de développer. On a travaillé des lumières et des mises en scène très sombres mais de façon poétique.

 

Vous travaillez sur des opéras, des émissions télé, pourquoi l’envie de se lancer à nouveau dans une comédie musicale ? Pour le regroupement de tous ces arts et ces savoirs-faire ?
Ce qui me séduit, c’est qu’en un seul spectacle, j’ai la possibilité de travailler autour d’un concert, d’un ballet, d’une pièce de théâtre… C’est un peu égoïste mais j’adore avoir des artistes d’univers différents pour raconter une belle histoire avec de magnifiques costumes, des décors volumineux ! J’aime ce genre de spectacles car ça offre une liberté créative assez énorme.

 

kamel_ouali_interview03Ce n’est pas trop difficile et brimant de revenir ensuite à la mise en scène pure comme en ce moment pour « L’Orlando Paladino » ?
J’aurais pu, c’est vrai, faire quelque chose d’assez conventionnel pour l’opéra, pour séduire les initiés mais je n’ai pas du tout envie de ça. J’ai toujours envie d’apporter ma patte et ça fait plaisir de voir que le directeur du Châtelet est hyper content, que le chef d’orchestre qui fait partie des meilleurs en France, est ravi, qu’il trouve que c’est jeune… C’est gratifiant et ça apporte un souffle nouveau qui fait du bien. L’approche est différente mais la patte est la même.

 

Vous êtes jury de «You can dance» sur NT1, ce genre d’émissions est la preuve que la danse est en train de se faire une vraie place en France, comme le chant ?
Pas encore… C’est très bon signe mais il reste encore à séduire les gens et pour ça, je pense qu’il faudra encore plusieurs saisons. On est sur la bonne voie et je suis ravi que « You can dance » existe en France.

 

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes danseurs qui rêvent de faire carrière en participant à ce genre d’émissions ?
Il faut qu’ils prennent toutes ces émissions qui existent aujourd’hui comme une audition qu’ils feraient dans la vie « privée ». Pour vous donner un exemple, pour « Dracula », 800 danseurs sont venus passer l’audition et je n’en ai pris que 20… La seule différence avec les émissions, c’est qu’elles sont filmées et qu’il faut maîtriser un maximum son art pour canaliser son stress car il ne faut pas se le cacher, être filmé ajoute un stress supplémentaire alors que déjà une audition « normale » est angoissante pour les candidats. C’est un vrai pari mais je trouve que c’est une expérience incroyable pour un danseur.

 

Le classique est une étape inévitable pour acquérir une plus grande liberté par la suite ?
Oui tout à fait mais je pense qu’aujourd’hui, c’est valable dans les deux sens. Un danseur classique doit apprendre les techniques modernes et pourquoi pas l’hip hop… Je crois que désormais la polyvalence est importante.

 

 

Spectacle « Dracula : l’amour plus fort que la mort »
Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson

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