CONCERT

Jean-Pierre Mader en interview pour la tournée Stars 80 « Encore ! »

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« Stars 80 me permet de prendre conscience du chemin parcouru… » Jean-Pierre Mader

 

 

Véritable bouffée d’air frais, la tournée Stars 80 ne cesse de passer, encore et encore – et ce chaque année – dans toutes les régions de France sans que le public ne s’en lasse jamais ! Incroyable mais vrai, les artistes phares d’hier sont restés des incontournables tant pour les fans de la première heure que pour leur descendance. Depuis 17 ans désormais, ces concerts empreints d’une énergie et d’une bienveillance hors norme réunissent chaque soir des milliers de personnes uniquement mues par l’envie folle de s’amuser en famille et entre amis, sur des tubes qui rassurent et qui font du bien ! Aussi humbles et accueillants que sur scène, les membres de la troupe nous ont ouvert les portes des loges avant d’enfiler leurs « habits de lumière »… Rencontre de Jean-Pierre Mader et Patrick Hernandez, les mythiques interprètes d’entre autres Macumba et Born to be alive

 

 

Patrick Hernandez en interview ici !

 

 


 

 

Jean-Pierre Mader dans Stars 80 « Encore ! »

interview / concert / tournée / musique / chanson française

 

 


 

 

 

Morgane Las Dit Peisson : Y’a-t-il encore un trac avant de monter sur scène ?

Jean-Pierre Mader : On y va en étant assez détendu mais tout en sachant que ça ne va plus durer 20 ans non plus… Donc ça ajoute un sentiment de rareté et de magie. Grâce à cette tournée, je me suis réconcilié avec le passé, avec le petit jeune homme que j’ai été, celui qui chantait des chansons à la mode avant de disparaître des radars, de revenir, de faire de la production et de la réalisation… Stars 80 me permet de prendre conscience du chemin parcouru en tant qu’homme et en tant que musicien mais surtout, ça me fait réaliser que je fais partie des privilégiés. Aujourd’hui, à mon âge, me retrouver dans des Zénith pour exercer ma passion avec des amis, c’est extraordinaire alors je savoure chaque instant !

 

 

Stars 80 est devenu une vraie troupe…

Il y a un côté jubilatoire dans le fait d’être en troupe car la musique est faite pour être partagée et là, ça prend tout son sens. On se soutient les uns les autres, la responsabilité du show ne repose pas sur une seule personne, on met les ego de côté, il y a un esprit de colonie de vacances, une légèreté qui plane… C’est hyper agréable et ça me rappelle mes fantasmes d’adolescent quand je regardais les Beatles ou les Rolling Stones à la télé ! (rires) Ce format me va à ravir parce qu’il me permet d’alléger ma vie depuis 15 ans et de ne pas voir le temps passer ! J’ai une fille qui a grandi en même temps que cette tournée, elle a 20 ans maintenant et je suis fier qu’elle ait pu me voir plusieurs fois sur scène…

 

 

Macumba et un succès colossal…

Quand on a du succès en étant jeune, on a la tête dans le guidon, on se frotte à la vie facile et ça peut devenir un cadeau empoisonné… Ça fait des ravages dans les couples, ça fait tourner la tête, on en tire des enseignements, on grandit, on mûrit, on grisonne, on se demande si on n’est pas passé de mode, on se trouve ringard… Et puis on croise des gens qui nous disent que non et on repart sur un beau projet comme celui-ci. La vie n’est pas facile, étrangement le succès non plus, mais avec le recul, j’ai l’impression de ne pas m’en être trop mal sorti… (rires)

 

 

Le succès est grisant…

Complètement mais c’est dangereux parce que quand tu as du succès, tout le monde te dit que tu es génial et tu finis par avoir tendance à le croire ! (rires) Un jour, j’arrive à Paris, place Clichy, où il y avait toujours des tas de filles qui m’attendaient, sauf que cette fois-là, je ne les intéressais plus, elles criaient le nom de MC Solaar ! (rires) J’en ris maintenant mais sur le moment, j’ai compris que tout à coup l’époque avait changé et que je ne valais plus grand-chose… La célébrité est une vague permanente qui, à part quelques exceptions, finit toujours par passer. C’est normal mais on n’y est jamais vraiment préparé. Avec le temps, on apprend de ses échecs, on gagne en humilité et on finit par s’apaiser…

 

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson au Palais Nikaïa pour Le Mensuel / Photos Pixeline & Anthony Ghnassia / juin 2024

 

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