COUPS DE COEUR

« Ivy » le premier roman de Susie Yang paru chez Calmann-Levy

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lecture / roman / coup de coeur de la rédac’ !


« Ivy » par Susie Yang • Roman paru chez Calmann-Levy le 07 avril 2021 • 443 pages • tarif conseillé 22,50 €


Le rêve américain vu par une jeune citoyenne américaine d’origine chinoise

Inconnue jusqu’à présent dans le monde de la littérature, la jolie Susie Yang s’apprête – dès le 7 avril prochain – à voir son premier ouvrage être proposé aux lecteurs français chez Calmann-Levy ! 

C’est en effet après avoir passé un doctorat en pharmacie et s’être lancée dans le codage informatique que cette américaine née en Chine a osé franchir le pas de l’écriture. Écrire, c’est comme parler, ça semble simple comme bonjour, presque inné puisqu’on le fait tous depuis l’école primaire et pourtant, il faut bien du courage, de l’inspiration et une pointe de talent pour que nos textes ne ressemblent pas à un vulgaire post-it factuel collé sur la porte du réfrigérateur ! En gros, on nous apprend à tous à marcher mais ce n’est pour autant qu’on finit par être en mesure de rivaliser avec Usain Bolt ! 

Pourtant, bien que ce ne soit pas sa formation initiale – à elle qui semblait être taillée pour évoluer dans le monde scientifique -, on peut, dès les premières pages d’Ivy, admettre que Susie Yang est une véritable auteure !

L’est-elle devenue ? L’a-t-elle toujours été sans oser se l’admettre ou sans oser le faire savoir autour d’elle ? Toujours est-il que rien parmi les 443 pages de son roman ne peut laisser présager que la jeune femme n’avait aucune expérience avant d’entamer son premier chapitre…

L’histoire d’Ivy Lin n’est pas une autobiographie de l’auteure même si l’on peut tout de même trouver quelques similitudes entre les deux femmes. Nées en Chine et élevées aux États-Unis en rêvant de se faire leur place dans une société qui, sans racisme aucun, les verra toujours comme des immigrées, toutes deux sont des battantes.

C’est près de Boston que vit la jeune fille qui donnerait tout pour avoir un physique qui se fonde un peu plus dans la masse, des cheveux blonds et des yeux bleus. Habituée par Meifeng – sa grand-mère – à voler et à mentir dès les trois premières années de sa vie passées à ses côtés dans son village natal chinois, Ivy aurait pu se laisser porter vers un destin certes facile mais peu reluisant. C’est au cours d’un voyage en Chine chez une tante fortunée que, devenue adolescente, elle réalisera à quel point elle souhaite ressembler aux enfants de la haute société avec qui elle partage les bancs de l’école. Déterminée à se frayer un chemin dans ce milieu qui n’est pas le sien, Ivy est prête à beaucoup – trop certainement – de choses, pour y parvenir… © Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel


Article paru dans Le Mensuel n°419 d’avril 2021

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