INTERVIEW

François Valéry en interview

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François Valéry

en interview  
FRANÇOIS VALÉRY
Nouvel album Je suis venu te dire
   
« J’essaye de faire de bonnes chansons qui touchent les gens.Je n’ai pas d’autre prétention que d’être un chanteur populaire »{youtube width= »810″ height= »480″}0E-x-p7-zfI{/youtube}Personne n’a oublié ses nombreux tubes dont certains ont même touché de plus jeunes générations.
On pense évidemment à Aimons-nous vivants que tout le monde connaît même si, bien sûr, la carrière de François Valéry est très loin de ne se résumer qu’à ça. Et, malgré son absence pendant de longues années, on s’aperçoit que l’artiste a conservé une place de choix dans le coeur d’un public qui lui est resté fidèle depuis ses débuts. Pour son retour, il n’a pas hésité une seconde à faire des choix, à prendre position, à s’exprimer comme il le souhaitait. Ainsi, son premier titre Nos DJ font danser le monde a intrigué et interpellé déjà bien des gens de toutes générations confondues qui devraient se partager les salles de sa prochaine tournée…

 

francois-valery-interview-le-mensuel-2014-CMorgane L : Votre nouvel album Je suis venu te dire sortira le 07 avril prochain, comment vous sentez-vous à l’approche d’une telle échéance ?

François Valéry : Étrangement, je me sens très serein… Très heureux surtout ! Sortir ce nouvel album me procure beaucoup de bonheur car ça faisait très longtemps, trop longtemps, que je n’avais pas pu refaire de disque.

Vous avez hâte de l’offrir au public ?

Ah oui ! Complètement ! D’ailleurs il y a cette dédicace dans l’album : « Les Chansons n’appartiennent qu’à ceux qui les aiment et je remercie le public. Cet album n’est rien d’autre qu’une petite larme de joie que je devais absolument vous offrir »… À mon avis, pour tous les artistes c’est à peu près pareil. Sortir un album, écrire un bouquin ou faire un article comme vous faites, c’est un acte d’amour, c’est-à-dire qu’on a envie de donner quelque chose au public, d’être entendu le plus possible et que ça plaise à un maximum de gens. C’est impossible de faire ça de façon égoïste. L’écrivain, le journaliste, le sculpteur et le peintre, quand ils créent quelque chose, ils ont envie de l’offrir, ils ont envie que les gens y adhèrent. Je pense que c’est le principe même de l’artiste alors il faut avoir hâte.

Depuis la fin des années 90, vous n’aviez pas refait d’album…

Oui, je n’en ai plus fait depuis 1998. À ce moment là, j’ai produit une comédie musicale, L’ombre d’un géant, et après cette expérience, j’ai été « empêché » de faire mon métier pendant plusieurs années, j’insiste sur ce terme, je n’ai pas tout interrompu de mon propre chef. Depuis que la justice m’a rendue mes droits, j’ai la joie de pouvoir reprendre mon métier comme avant.

C’est quelque chose qui vous a manqué ?

Enormément ! Mais du coup, aujourd’hui on peut me classer dans la catégorie musicale qu’on veut, on peut me critiquer autant qu’on veut, je suis heureux. Je suis un artisan de la musique et de la mélodie, j’essaye de faire de bonnes chansons qui touchent les gens. Je n’ai pas d’autre prétention que d’être un chanteur populaire.

Et donc un nouvel album Je suis venu te dire…

Chaque chanson est une carte postale. C’est comme si elles racontaient toutes un voyage. J’ai voulu, même si cet album est assez sociétal, qu’il soit positif. Je ne joue pas un personnage. Jeune, j’ai été une idole, le public m’a connu à vingt ans, à trente, à quarante et il me retrouve désormais à plus de cinquante ans après quelques coups durs mais aussi après d’immenses bonheurs alors je ne pouvais pas véhiculer des messages négatifs.

Sur scène, vous interpréterez cet album mais vous ne pourrez pas échapper à Aimons-nous vivants, non ?

Je me rends compte en effet que les petites chansons que je faisais à l’époque ont été en réalité de gros succès qui sont même restés dans le coeur du public. En concert, je vais en faire un maximum pour son plaisir mais aussi pour le mien. Il va falloir plaire à tout le monde pendant la tournée, en particulier à ceux qui avaient acheté mes disques et qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui.

C’est un album qui pourrait aussi attirer un nouveau public…

Oui, je le pense également grâce à certains rythmes mais aussi grâce à des émissions comme celle d’Arthur, Vendredi tout est permis, qui vont me permettre de partir à la rencontre des plus jeunes et je trouve ça très sympa ! (rires)

Le premier single Nos DJ font danser le monde a surpris beaucoup de gens…

Oui je ne voulais pas refaire ce que j’avais fait il y a des années. Tout a changé dans le monde de la musique depuis et même s’il y a toujours des médias qui ont l’impression d’avoir la science infuse et qui, sans s’en rendre compte, prônent une espèce de « race aryenne » des chanteurs, j’estime qu’il faut tenter des choses. Tous les styles et donc tous les publics sont respectables. On verra comment réagiront les gens en l’écoutant mais on a voulu faire une production moderne, peut-être un peu intemporelle… On a plutôt bien travaillé ce retour ! (rires)



Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel
Interview parue dans l’édition n°347 • Avril 2014
Tournée en préparation
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