Festival des Antipodes 2026 : l’Australie et la Nouvelle-Zélande s’invitent à Saint-Tropez à travers le cinéma

Festival des Antipodes 2026 à Saint-Tropez
© The Canary / DR

Festival des Antipodes 2026

Voyage voyage à Saint-Tropez

Direction l’autre bout du monde sans quitter le golfe de Saint-Tropez ! Du 15 au 18 octobre, la 28ème édition du Festival des Antipodes met à l’honneur le meilleur du cinéma australien et néo-zélandais. Porté par l’association Cinéma des Antipodes, cet évènement unique défend depuis plus de 30 ans cette cinématographie encore trop méconnue, entre films de genre, récits sociaux, humour et regard souvent mordant sur nos sociétés. À noter que l’accès aux projections est gratuit et ouvert à tous…

Plusieurs films récents seront à découvrir, à commencer par la comédie noire australienne Birthright, 1er long-métrage de Zoe Pepper, qui aborde avec dérision la crise du logement et les conflits de générations. Dans un tout autre registre, The run de Stephen de Villiers entraînera le public dans une Australie dystopique frappée par une vague de stérilité, tandis que The canary d’Emily Lowe suivra, au XIXème siècle, une naufragée tâchant de survivre dans l’immensité australienne avec pour seul compagnon un canari. Le programme fera également une place à l’humour avec Red white and brass de Damon Fepulea’i, inspiré de l’histoire vraie d’un supporter tongien qui décide de monter une fanfare en à peine quatre semaines pour assister à un match de la Coupe du monde de rugby.

Le festival proposera par ailleurs Piece of my heart de la réalisatrice néo-zélandaise Fiona Samuel, un drame autour d’une femme qui tente de renouer avec la fille qu’elle avait dû confier à l’adoption à 17 ans. Les adaptatrices Nelly Gillet et Marine Berthiot seront présentes. Autre rendez-vous, Palm beach de Rachel Ward sera projeté en hommage à Sam Neill, disparu en juin dernier. La clôture sera beaucoup plus déjantée avec Spit de Jonathan Teplitzky, présenté en présence de sa productrice Trish Lake : une comédie dans laquelle un petit délinquant rentre en Australie après 20 ans passés à l’étranger et se retrouve enfermé dans un centre de rétention.

Les documentaires occuperont également une belle place. Emily: I am Kam de Danielle MacLean explore l’œuvre et l’héritage de l’artiste indigène Emily Kam Kngwarray. The dark emu story, sera projeté en présence de son réalisateur Allan Clarke pour revenir sur le débat suscité en Australie par le best-seller de Bruce Pascoe, consacré à l’histoire et aux savoirs aborigènes avant la colonisation. Le vidéaste James Bradley accompagnera quant à lui Welcome to Babel, portrait de l’artiste sino-australien Jiawei Shen et de son projet monumental dédié au cheminement du communisme. Enfin, The haka party incident de Katie Wolfe évoquera l’affrontement de 1979 qui obligea la Nouvelle-Zélande à prendre conscience du racisme subi par les Maoris.

Deux programmes de courts-métrages seront également en compétition… Depuis sa création en 2002, le Prix Nicolas Baudin permet à des élèves de la région – dont ceux du lycée du Golfe de Saint-Tropez – de départager des productions australiennes et néo-zélandaises tout en portant leur propre regard sur le cinéma de demain.

Le voyage jusqu’en Océanie se poursuivra en dehors des salles obscures avec Art du rêve, présentée du 15 au 21 octobre au Lavoir Vasserot. L’exposition réunira peintures, sculptures et céramiques aborigènes contemporaines sélectionnées par la galeriste franco-australienne Céline Emery-Demion. Des œuvres inspirées du Temps du rêve et de récits transmis depuis des dizaines de milliers d’années par les peuples autochtones. Quatre jours durant, Saint-Tropez aura donc la tête en Méditerranée… mais les yeux tournés vers les Antipodes.

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