INTERVIEW

Dani Lary en interview pour son nouveau spectacle Tic-Tac

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Façon rock star, Dani Lary – après 40 ans de carrière -, a fini par se retrouver avec des tours devenus phares tels des tubes que le public réclame aux rappels à la fin des concerts ! Réunissant quelques-uns d’entre eux pour les intégrer dans dans une toute nouvelle dramaturgie, ce spécialiste des grandes illusions romanesques et musicales a, pour célébrer son parcours et ses 61 ans, eu l’idée de retracer sa vie, de son enfance où il se rêvait magicien à aujourd’hui où il est devenu un des maîtres dans ce domaine. Rodé dans la toute nouvelle salle de spectacle qu’il a façonnée à son image dans la Drôme, Tic-Tac – son nouveau show colossal – remontera le temps avant de présenter l’avenir radieux du patrimoine Lary en la personne d’Albert, le fils…   

Dani Lary, Tic-Tac

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« Il est grand temps de passer le flambeau à mon fils, Albert… »


MORGANE LAS DIT PEISSON : Un nouveau spectacle mais pas que…

DANI LARY : (rires) Non en effet ! J’ai monté dans la Drôme une très grande salle de spectacle qui s’appelle Les ateliers magiques de Dani Lary et qui peut accueillir jusqu’à 2000 personnes ! Et parallèlement à ce colossal projet, j’ai créé mon tout nouveau spectacle qui lui s’intitule Tic-Tac

Un nouveau show sous le signe du changement…

Pendant trois ans, j’ai tourné avec Retro Temporis et comme dans les spectacles précédents, j’y racontais une histoire sous forme de comédie « magicale ». On a eu le Comte du Bois des Naix qui avait perdu sa femme le jour de son mariage ou encore le professeur Lary qui cherchait désespérément le secret de la téléportation à l’époque de Jules Verne mais dans Tic-Tac, on laisse de côté l’imaginaire pour découvrir ma vie…

Tic-Tac

Il y a beaucoup de vidéos et d’imageries qui nous permettent de remonter le temps et de retrouver, par exemple, un petit Dani Lary dans un grenier où il trouve sa première boîte de magie… Le vrai personnage central c’est ce temps qui passe et qui s’écoule inexorablement… On peut le compter, le conter, le jurer mais en aucun cas on ne peut l’arrêter, le ralentir ou l’accélérer…

Un condensé de vie et de carrière…

C’est un peu ça ! (rires) Il y a des vidéos de moi tout petit mais aussi une sélection des meilleurs tours qui ont jalonné mes 40 ans de carrière.  Ce n’est pas un documentaire mais on retrouve de véritables documents comme ma première à L’Olympia, des anecdotes sur ma famille  et des numéros phares comme le piano qui vole, la lévitation, la neige ou la femme coupée en deux…

Et de nouveaux tours…

Évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher d’ajouter des nouveautés qui ont pris la forme de tours inédits, de mentalisme, de télékinésie et même de souvenirs ! J’ai en effet travaillé pendant 20 ans pour Le Plus Grand Cabaret du monde sur France 2 et on retrouve cet univers télévisé dans Tic-Tac. Les tours se se retrouvent entrecoupés de cinq pubs rigolotes et jingles de la chaîne – du temps où elle s’appelait encore Antenne 2 jusqu’à aujourd’hui – et qui eux-mêmes présentent d’autres tours dans les tours… C’est en sorte de la « métamagie » dans laquelle coexistent les classiques, les nouveaux tours et d’autres qui n’ont été exécutés qu’une seule fois en télé, chez Patrick Sébastien.

Se raconter n’est pas « troublant » ?

C’est un peu « étrange » au début mais même si ça parle de mon parcours, la thématique du temps qui passe est assez universelle pour prendre un peu de recul… L’élément déclencheur, ça a vraiment été ce temps et donc mon âge ! (rires) On ne va pas se voiler la face, j’ai 61 ans, 40 ans de magie derrière moi alors il est grand temps de passer le flambeau à mon fils, Albert. Il est à mes côtés dans Tic-Tac et c’est d’ailleurs lui qui termine le spectacle…

La transmission…

C’est réellement quelque chose qui me semble essentiel aujourd’hui car ça a tendance à se perdre… Je lègue bien sûr mon savoir à mon fils mais dans le spectacle, je rappelle en faisant monter un enfant sur scène, que l’on peut devenir un « passeur » auprès de tous ceux qui le souhaitent. C’est un joli moment où je « transmets » ma boîte de magie à ce petit spectateur après qu’il ait lui-même fait apparaître la neige… Je suis dans une période où je peux encore me permettre d’être sur scène pour transmettre ma passion, mes créations et mon savoir alors j’en profite au maximum ! Je crois que c’est un spectacle aussi joli que surprenant et émouvant…

Albert Lary, prêt à reprendre le flambeau ?

Les spectacles de Patrick Sébastien vont bientôt revenir sur TF1 et ce sera Albert qui me remplacera… Je suis très fier de cette relève et je suis conscient de la chance que j’ai qu’il ait été aussi passionné que moi par la magie ! Je ne l’aurais jamais forcé à quoi que ce soit mais je dois reconnaître aujourd’hui que ça me touche énormément qu’il ait suivi ma voie car, grâce à lui, tout ce que j’ai construit ne se perdra pas…

Un tour qui te rend particulièrement fier ?

Le dernier, celui que va exécuter mon fils ! Même moi qui l’ai inventé pour lui, je le trouve extraordinaire à chaque fois que je le vois en répétitions ! (rires) C’est une évasion assez incroyable d’un aquarium… Le trucage et le mécanisme nécessaires pour créer un tour me bloquent rarement, c’est parfois plus l’habillage et la présentation qui me prennent plus de temps ou alors le financement qui lui peut me stopper complètement ! (rires) Les idées viennent facilement, c’est leur réalisation qui est plus ardue car il faut sans cesse faire des concessions pour respecter un budget mais aussi les contraintes de tournée… La qualité première d’un magicien, c’est d’être astucieux et inventif !

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson • Photos droits réservés

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Interview parue dans les éditions n°411 #1, #2, #3 et #4 du mois de février 2020

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