INTERVIEW

Christelle Chollet en interview

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Réalisée en visio pendant le confinement, cette interview avec la fidèle et pétillante Christelle Chollet rappelle que si la « mission » des artistes est de nous divertir coûte que coûte, ils n’en sont pas moins des êtres sensibles et inquiets, autant pour eux que pour leur métier, leurs proches et tous ceux à qui ils s’adressent à travers leurs spectacles… Hyper active débordant de joie de vivre, l’humoriste va enfin retrouver un public en chair et en os pour lui proposer N°5 de Chollet, un hybride de music-hall et d’humour dont elle seule a le secret ! 


« Ça a vraiment été une façon de ne pas sombrer… »


MORGANE LAS DIT PEISSON : Énergique comme tu es, le confinement a été une épreuve…

CHRISTELLE CHOLLET : Je crois qu’on a tous été logés à la même enseigne… Mais c’est vrai que je ne m’imaginais pas une seconde rester chez moi à ne rien faire alors qu’on a habituellement des vies qui nous amènent à être tout le temps sur les routes pour rencontrer le public ! C’est pour ça que dans notre « malheur », on a la chance que ça nous arrive à une époque où l’on a pu continuer à communiquer les uns avec les autres que ce soit par téléphone ou par internet… 

Tu as partagé de nombreuses vidéos…

Ça m’a fait un bien fou de pouvoir, par ces petites vidéos, continuer à garder le contact avec les gens et espérer les faire rigoler un peu… Ça a vraiment été une façon de ne pas sombrer… 

Un clip participatif…

J’ai eu l’idée de reprendre et parodier la chanson de Tonton David, Sûr et certain, car comme il le dit si bien dedans « on nous prend pour des cons » ! Au fond de moi, il y a une réelle incompréhension face à la situation et même si je n’ai pas les capacités de me lancer en politique, j’ai besoin de la traduire et de la partager… Évidemment, ça devient tout de suite un truc rigolo parce que c’est ma manière à moi de m’exprimer mais ce n’est pas parce que je ne suis pas agressive ou vindicative que le fond n’est pas sérieux. Les masques ne servent à rien mais deviennent obligatoires, les enfants ne craignent rien mais ne doivent plus aller à l’école et pour tout, c’est comme ça depuis le début et moi, je me sens perdue ! (rires) Et malheureusement je ne suis pas la seule vu le nombre de copains artistes, voisins ou commerçants qui ont participé au clip en m’envoyant leurs vidéos… 

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pendant le confinement • Photo droits réservés


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Interview parue dans les éditions n°417 #1, #2, #3 et #4 du mois de septembre 2020

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