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Arnaud Tsamère Interview

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Arnaud TSAMÈRE
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Interview

Arnaud TSAMÈRE

 

Addict à la théorie de l’absurde, Arnaud Tsamère brouille les pistes sur scène… Entre humour noir, improvisation et vannes faussement avortées, il nous entraîne dans un univers qui finalement ne ressemble à personne d’autre qu’à lui-même. Les plus grands noms ne s’y sont d’ailleurs pas trompés ! Épaulé par Pierre Palmade et médiatisé par Laurent Ruquier, cet humoriste « tardif » n’a pas fini de faire parler de lui…

« J’adore prendre les gens en otage ! »


 Morgane L. :
   La passion pour la scène n’est vraiment arrivée qu’à la fac ?
Arnaud Tsamère : Vraiment oui… Je suis fils de militaire donc disons que je n’ai pas vraiment baigné dans un univers de saltimbanques et de gaudriole… (rires)
Donc j’ai fait un peu comme tout le monde, je suis monté sur scène pour les fêtes de fin d’année mais on ne pouvait pas parler de passion !
C’est vraiment arrivé sur le tard, à la fac, avec la découverte de l’improvisation théâtrale.

C’est étrange d’oser se lancer sur un des exercices les plus difficiles, l’improvisation…
Oui ! Ça a déclenché quelque chose en moi. En fait, je fonctionne beaucoup comme ça. J’aime que les choses s’imposent à moi naturellement et peut-être que j’avais ça en moi, enfoui même si à l’école, comme beaucoup d’humoristes, c’était un peu dans ma nature de faire rire.
Mais c’est vrai que quand j’ai découvert ça, ça a été une révélation et je m’y suis lancé à fond.

Le one-man-show est arrivé comment ?
Je présentais des plateaux d’humoristes, j’étais un peu le « Monsieur Loyal » de la soirée et finalement je me suis senti à l’aise dans le fait d’être seul sur scène.
Plusieurs personnes m’ont conseillé d’écrire un spectacle, j’ai donc commencé avec Arnaud Joyet qui était mon complice et qui l’est toujours d’ailleurs !
Par la suite, on a vite découvert l’univers absurde de François Rollin qui nous a pas mal guidé dans l’écriture. Encore une fois, c’est quelque chose qui s’est imposé à moi quand on m’a fait comprendre que je ne serai pas un escroc si je montais sur scène ! (rires) 

La rencontre avec Pierre Palmade ?
Ça s’est fait sur un spectacle d’impro que Pierre avait vu, qu’il avait bien aimé et je l’ai du coup invité à voir mon one-man. Par la suite, il a eu l’idée de monter une troupe dont j’ai fait partie.

« Chose Promise »
Dans ce spectacle, j’entre sur scène en « Patrice Valenton », professeur de sciences économiques. Ce personnage débarque parce qu’il a promis à son meilleur ami de jouer à sa place son spectacle. Et au moment où il monte en scène, son ami est mort ! (rires)
Ce n’est pas très drôle comme pitch mais toutes les circonstances qui entourent cette histoire là le sont vraiment.
Ce prof d’éco qui n’a rien à foutre sur scène décide donc de prendre en otage le public en expliquant qu’on n’est pas dans une démarche artistique mais humaine et qu’ils ont donc intérêt à apprécier sa présence sinon ce seront de beaux salopards puisqu’on est quand même en train de rendre hommage à un mort ! (rires)
Je mets la pression direct !

Pourquoi avoir choisi le thème de la mort ?
C’est du 2ème degré et de la mauvaise foi absolue ! J’adore prendre les gens en otage sur une thématique aussi grave qui est la mort d’une personne, ça m’autorise à raconter ce que je veux puisqu’au dessus de nous, il y a la mémoire de Rémy, notre ami décédé, qui plane… Ça m’autorise à faire quelque chose qui n’est pas forcément très bien artistiquement mais qui est fait avec le coeur.
 


One-man-show « Chose Promise »
Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel

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