Abd Al Malik, Gibraltar, identités réconciliées, 20 ans après
Perpétuelle quête de soi
En 2006, Gibraltar faisait entendre un Abd Al Malik à part, capable de mêler rap, slam, jazz et chanson française pour parler de ses racines, de ses appartenances et de tout ce qui construit une identité. 20 ans plus tard, l’artiste rend hommage à cet album fondateur avec Gibraltar, identités réconciliées, un spectacle pensé comme le prolongement d’une réflexion toujours présente dans ses créations, plus que comme une simple session « nostalgie » ! Entre expression corporelle, arts visuels, musique live et talent oratoire, celui que ces deux décennies ont conduit à explorer l’âme humaine à travers la spiritualité, les rencontres et la littérature revient, sur scène, à ce qui guide en permanence son travail : l’observation d’un monde dans lequel on tente tous de trouver notre place…
Une quête identitaire qui jalonne d’ailleurs toute son œuvre, tant musicale que cinématographique. Avec son second long-métrage sorti en janvier dernier – Furcy, né libre -, c’est en se glissant dans son rôle de réalisateur qu’il a traité la question de l’identité et de la condition.
Rappelant qu’il est souvent nécessaire de se battre pour se trouver ou pour révéler à tous ce que l’on est vraiment, il a choisi de mettre en images (magnifiques de surcroît) le destin – véritable – d’un esclave qui aura passé plus de 27 ans pétris de souffrances et d’humiliations à faire reconnaître son statut d’homme libre. Une autre facette du travail d’Abd Al Malik mais une même façon d’interroger ce que l’on est, ce dont on hérite et ce vers quoi on tend.





