Anthony KAVANAGH
Festival du Rire 2011
Déclaration d’amour d’Anthony
fan du Mensuel !

Maintenant j’ai le droit de parler comme n’importe quel humoriste français peut le faire, donc je peux parler come je me permets de parler au Québec.
Le ton à changé et on y va à fond, on dit les vraies choses et on s’amuse beaucoup. On parle de religion, d’homosexualité, il n’y a pas de tabous.
On parle de la paternité, des hommes au supermarché, des différences de points de vue, du racisme. Donc on y a va, très rythmé, sans se prendre au sérieux, bien sûr on est là pour rigoler (rire)…
Avec de l’intro, de la musique, du bruitage et en même temps c’est peut-être le show le plus européen que j’ai fait, parce qu’il y a plus de « 4ème mur », j’incarne plus de personnages que dans les autres spectacles.
Il y a des numéros qu’on a écrit au mois de juin au Canada donc là on est en train de les adapter pour la France. On va les intégrer au fur et à mesure mais il y aura peut-être des numéros qu’on va faire tourner : un soir il y aura un nouveau numéro, le soir suivant, un autre numéro.
Comme ça, pour moi, le show reste frais, différent et on ne se lasse pas. Je pense à moi et je pense à mon équipe et aussi aux gens qui reviennent voir le spectacle. Vous en découvrirez certainement un ou deux à Nice.

C’est un vrai cadeau, il ne dort jamais, il crie, il pleure…
D’ailleurs il est à vendre, si jamais il y a des gens qui veulent l’acheter sur internet ! Il m’a réveillé quatre fois la nuit dernière… Quatre fois aussi la nuit d’avant, quatre fois !!! (rires)

Mais je l’aime quand même. J’ai hâte de vivre toutes les « premières fois » avec lui, la première fois qu’il va dire « s’il te plait » ou « je t’aime »… à 17 ans après qu’il m’ait demandé les clés de ma bagnole.
Là je suis son esclave. En ce moment c’est le moment des « toujours non ». Il me fout la honte partout !
Il n’a pas encore vu le spectacle et j’ai hâte qu’il le voit.
C’est le soleil de ma vie. Mon fils m’inspire beaucoup en ce moment.
Il a changé ma vision, mon point de vue. Et tout est une question de point de vue.
Ce sont des Latins donc le Français est passionné, râleur, plein de folie…
On parle souvent du paradoxe français, mais c’est très vrai, il y a un côté conservateur et un côté fou en même temps. On ne m’a pas encore mis dehors, donc merci !
C’est le petit mot que je peux dire aux Français : merci !
Le Mensuel