COUPS DE COEUR

« Nous étions trois » un roman d’Hélène Legrais

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lecture / roman


Nous étions trois d’Hélène Legrais • Paru chez Calmann Lévy le 07 octobre 2020 • 372 pages • Prix conseillé : 19.90 €


Où sont les femmes ?

Au beau milieu des années 80, on va suivre l’entrée dans la vie professionnelle de trois jeunes filles qui ont choisi de s’aventurer dans un milieu à l’époque exclusivement masculin et évidemment macho : le journalisme, et sportif de surcroît !

Élise, Clémence et Noëlle, fraîchement sorties de l’école, vont débuter leurs carrières comme stagiaires pour remplacer les journalistes sportifs de la chaîne fictive France 1 partis en vacances. Bien qu’elles se retrouvent lâchées dans un milieu hostile où la grande vedette du commentaire footballistique (qui ne laisse aucun doute sur celui qui l’a inspiré à l’auteure Hélène Legrais) leur ait dit avec autant de classe que de finesse qu’elles feraient mieux de retourner à leur tricot, les trois amies ne se laisseront pas intimider. 

Noëlle, la bretonne férue de voile – qui n’était pas un sujet phare à l’époque – dont le père était déjà connu dans le milieu réussira à se frayer un chemin jusqu’aux grands navigateurs tels que Tabarly, Kersauson et bien sûr Autissier !

Élise couvrira les multiplex de foot depuis des terrains de province où personne ne veut aller ! 

Un jour, elle surprendra ses pairs grâce à son commentaire d’un but spectaculaire et se fera une place jusque dans les vestiaires grâce à l’aide précieuse d’un certain Guy Roux…

Clémence, quant à elle, se lancera dans l’aventure du Tour de France en y suivant les coureurs pour les interviewer !

Derrière l’aspect romantique du récit, c’est toute une époque qui y est dépeinte. Une histoire récente, à peine vieille d’une trentaine d’années mais qui, aujourd’hui, nous semblerait presque préhistorique !

Nous étions trois est un roman extraordinairement plaisant, vivant et joyeux, d’un esprit et d’un charme exquis et qui traite de la place des femmes dans notre société sans s’abandonner à un féminisme passéiste…  © Jean-Louis Las Dit Peisson

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