À Mougins, Scène 55 dévoile une nouvelle saison pluridisciplinaire avec Ariane Ascaride, Philippe Katerine, Le printemps de la marionnette…

Scène 55 Mougins
© Fabrice Robin

Scène 55 Mougins, saison culturelle 2026 / 2027

L’embarras du choix

C’est en 2017 que Scène 55 a vu le jour, à Mougins. Un établissement entièrement dédié à la culture, qui a la particularité d’être non seulement un écrin parfait pour accueillir les représentations, mais aussi une école de musique, un pôle d’enseignements artistiques et un lieu de résidence pour les marionnettistes. Car oui, ici, la marionnette est reine et a droit à son propre évènement : Le printemps de la marionnette, du 24 mars au 16 avril prochains. L’occasion de découvrir des spectacles originaux qui mixent les disciplines avec brio. Danse, théâtre, arts visuels ou musique se mêlent aux « pantins » et se donnent à voir dès le plus jeune âge. On retiendra notamment Fofil, adaptation revisitée de l’œuvre d’Haruki Murakami (1Q84) accessible à partir de 12 mois ; Les Cryptozoologues, une déambulation marionnettique où les plus de 6 ans sont invités à une expédition inédite ; ou encore George sans s, émouvant hommage à George Sand, réservé aux plus de 12 ans.

Au-delà, la salle mouginoise inaugure sa nouvelle programmation avec Le bal littéraire, en lien avec le Festival du livre de Mouans-Sartoux, avant de dérouler une saison si riche et variée que la résumer en quelques lignes relève de l’exploit !

Et pour cause, on retrouve de la danse avec, entre autres, In the brain du chorégraphe Hofesh Shechter ; Locura, improbable rencontre entre le hip-hop et la musique baroque ; Pingouin, aventure givrée et mise en mouvement signée par la Compagnie Virgule ou bien Braises de Michel Kelemenis, entre danse académique et interprétation contemporaine.

Le théâtre n’est pas en reste. Pour le jeune public – avec Le petit chaperon rouge de Joël Pommerat – comme pour les plus grands… Des fourberies de Scapin par la troupe du TNN au Poids des fourmis posant un regard sur la difficile période adolescente ; de Touchée par les fées – seul en scène autobiographique d’Ariane Ascaride – à un Richard III assorti de marionnettes géantes ; sans oublier l’historique Abolition des privilèges d’Hugues Duchêne et Peu importe, portraits acerbes des couples modernes. On ne néglige pas les œuvres inattendues, comme la déambulation dansée d’une marionnette géante de la Compagnie l’Homme debout ; Frames, expérimentation entre cirque et danse ; la pièce interactive La même chose, mais pas tout à fait pareil ; la lecture-concert un brin déjantée Ce que je sais de la mort, ce que je sais de l’amour par Philippe Katerine et Philippe Eveno, ou le 1km de danse, qui invite le public à clôturer en rythme et en beauté la saison.

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Scène 55, la salle de spectacle de Mougins

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