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Interview de Olivier De Benoist

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Olivier De Benoist

en interview  vidéo

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Olivier DE BENOIST

 
aux Plages du Rire

 


« J’ai un regard particulier sur la femme et j’ai voulu en faire un spectacle… »

C’est avec regret qu’on ne vous livre qu’un trop court extrait de l’interview d’Olivier De Benoist car notre échange a été véritablement passionnant ! Avec un style qui n’appartient qu’à lui et un parcours plutôt atypique, il semble destiné à une très longue carrière qui devrait faire un crochet par l’émission hebdomadaire de Michel Drucker « Vivement dimanche prochain » à partir de la rentrée prochaine.
 

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Morgane L :
On vous retrouvera à Nice pour la 1ère édition des Plages du Rire le 10 août prochain…
Olivier De Benoist : Exactement ! Et je suis véritablement ravi d’être un des pionniers de la toute 1ère édition de ce festival et j’espère que grâce à moi il y en aura d’autres… Enfin, surtout qu’à cause de moi ce ne sera pas le dernier ! (rires) Je suis très heureux d’y participer car sur des festivals d’humour, il y a souvent un très bon public ! Et puis il a lieu en été, les gens seront détendus, nous serons à Nice, en bord de mer… C’est un atout supplémentaire !

Vous avez eu un parcours un peu hors normes…
J’ai vécu ma formation de juriste comme une frustration. J’étais toujours été attiré par l’humour mais je pense que c’est par lâcheté j’ai fait mon Droit comme on dit dans mon milieu… Devenir un saltimbanque à 18 balais, dans ma famille, ce n’était pas gagné d’avance ! (rires) J’ai commencé mon Droit en faisant de la magie en même temps dans les restaurants, dans les bars, de table en table ! C’était finalement un premier pas vers le spectacle qui m’a en plus aidé financièrement.

La magie vous a aidé à vous produire devant un public ?
On ne me fait jamais cette réflexion mais c’est exactement ça. Quand vous faites un tour de magie devant même une seule personne, c’est comme un oneman. J’adorais la magie mais j’aimais aussi planter les tours pour faire marrer les gens ! Il n’y a rien de plus drôle que de voir la tête de quelqu’un qui s’imagine qu’on a vraiment raté ! (rires) J’adorais faire ça et je me suis ensuite naturellement tourné vers la scène. Si je fais du one-man c’est parce que j’avais fait de la magie avant.

Vous avez démarré avec la reprise d’un spectacle de Benoît Poelvoorde. C’est plus difficile de reprendre des sketches existants ou de créer les siens ?
Je me la suis posée aussi… (rires) Je vous répondrais les deux mon Capitaine ! Tout est compliqué la 1ère fois que vous arrivez sur scène et que vous allez y rester pendant plus d’une heure ! Quand on interprète uniquement on se demande ce qu’il va falloir faire pour que les gens restent pendant une heure. Et la 1ère fois que l’on écrit on se met la pression en se demandant qui on est pour oser écrire comme un journaliste ou un écrivain ! (rires)

Cette question m’amuse et je vous jure que je me suis vraiment demandé qui j’étais, quelle était ma légitimité pour oser prendre une feuille de papier dans le but d’écrire et de jouer mon propre texte comme Molière… (rires)

« Très, très haut débit » ça parle de quoi ?
Dans ce spectacle, je pars du principe que les hommes sont malmenés par la gente féminine depuis plusieurs siècles… J’ai un regard particulier sur la femme et j’ai voulu en faire un spectacle. Depuis la parité qui est une avancée formidable, il y a la parité dans le couple, et c’est un modèle complètement nouveau. Nous sommes des précurseurs, on est en train de vivre un modèle qu’on invente. C’est amusant et je pense que les hommes se reconnaissent là-dedans dans leurs rapports avec la femme. Je pense que ça les fait rire. Et les femmes aussi.

Votre personnage n’est pas machiste finalement ?
Ah si on me dit que mon personnage est macho c’est que je n’ai pas réussi mon spectacle ! (rires) Je déteste les machos. Non ce que j’adore c’est la mauvaise foi !



Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel

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