Le Festival International du Film Fantastique 2026 de Menton dévoile les secrets de fabrication de l’impossible…

Festival International du Film Fantastique 2026 de Menton
© DR

Festival International du Film Fantastique 2026 de Menton

De l’autre côté du miroir

À Menton, le fantastique ne se résumera pas aux monstres et aux phénomènes surnaturels. Pour sa 10ème édition, du 22 au 25 octobre, le Festival International du Film Fantastique de Menton veut aussi montrer comment le cinéma fabrique l’impossible. Longs, courts et très courts-métrages, rencontres et conférences permettront ainsi de passer constamment de l’écran à ses coulisses, jusqu’à comprendre quelques-uns des secrets qui donnent naissance aux images. Et pour célébrer cet anniversaire, toutes les projections seront gratuites…

Mais comment faisait Cocteau ?

Des bras humains transformés en chandeliers, des statues qui s’animent, des portes qui semblent obéir à une force invisible… En 1946, Jean Cocteau n’avait évidemment ni fond vert numérique ni logiciel d’effets spéciaux pour tourner La Belle et la Bête. Pourtant, près de 80 ans plus tard, son château conserve toute son étrangeté. Le festival remontera les ficelles de ce tour de magie jeudi 22 à 14h à la Bibliothèque municipale. Ralentis, images inversées, trucages mécaniques ou jeux de lumière : derrière la féerie se cachait surtout une formidable inventivité artisanale.

Tomber sans se faire mal

Pour d’autres professionnels, l’illusion consiste au contraire à faire croire au danger. Éric Tatin, André Ferrer et Alexandra Challet viendront raconter ce qui précède une chute, un combat, une poursuite ou une cascade automobile : préparation, réglages et surtout sécurité. Puis Lucas Ceccherini, passé notamment par Ubisoft et Mikros Animation, prendra le relais avec des effets visuels à petit budget, du fond vert aux environnements numériques. Deux autres rencontres s’intéresseront au financement d’un film, aux castings, aux auditions et aux pièges à éviter. Les cinq mini-conférences du jeudi seront gratuites.

Un drôle de monde pour ouvrir la compétition

La nuit tombée, place enfin à la fiction. La nature a vaincu la technologie et une enfant, Mila, découvre un pouvoir ancestral après l’assassinat de son père. Voilà le point de départ de Milarepa, le long-métrage post-apocalyptique de Louis Nero, choisi pour ouvrir le festival à 21h15, au Théâtre Francis Palmero. À l’écran, le casting rassemble notamment Harvey Keitel, F. Murray Abraham, Ángela Molina et Michael Ronda. Dans la salle, Louis Nero et Diana Dell’Erba sont annoncés parmi les invités de cette édition.

Du couvent à la fin du monde

Massaïa, Nine, Milarepa et El convento : 4 longs-métrages composent la sélection officielle. Et les scénarios ne devraient pas laisser beaucoup de place au quotidien. Dans Massaïa, cinq amis séparés par un drame se retrouvent des années plus tard à l’initiative d’un mystérieux personnage. Nine ramène Mélanie dans la maison de son enfance, face à un ancien traumatisme, tandis qu’El convento enferme deux jeunes postulantes dans un couvent où les phénomènes étranges cachent une réalité autrement plus inquiétante.

Le fantastique se déclinera aussi en formats courts. Lignes de vie fera surgir l’invisible au détour d’une rencontre dans un cimetière, L’héritage imaginera, dans le Paris de 1889, une invention capable d’offrir l’immortalité et La première éternelle placera une biologiste face à une découverte majeure au moment où sa propre vie bascule. Lucy et The date complètent cette compétition de courts-métrages.

Sept prix et autant de regards

Cette 10ème édition changera enfin la manière de départager les films. Exit le petit jury traditionnel : le nouveau Collège des Professionnels associera au vote les réalisateurs, producteurs, comédiens, scénaristes, distributeurs, programmateurs et autres professionnels accrédités, ayant assisté aux projections.

7 récompenses seront attribuées : meilleurs long, court et très court-métrages, mais aussi meilleur acteur et meilleure actrice dans un long-métrage, puis meilleur acteur et meilleure actrice dans les courts et très courts-métrages. Une façon de faire du palmarès une œuvre presque collective pour les dix ans d’un festival qui veut rapprocher ceux qui fabriquent le fantastique de ceux qui viennent le regarder.

New Culture
Author Image

Le Palais de l’Europe, un écrin Belle Époque au cœur de Menton

plus de choix > /