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EBOUE – Interview

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Fabrice EBOUE

en interview

 « La meilleure façon d’être original, c’est de se raconter soi… Ca, personne ne peut nous le prendre ! »
31560_Fabrice Eboue    Fabrice Eboué
« La meilleure façon d’être original,
c’est de se raconter soi…
Ça, personne ne peut nous le prendre ! »

Morgane L : L’humour…
Fabrice Eboué : La scène a été un prolongement naturel de l’estrade à l’école. J’ai toujours été le déconneur, le mec au fond de la classe. Petit à petit, j’ai commencé par faire un peu d’impro, monter sur scène avec des petits groupes de musique où je déconnais plus que je n’essayais de chanter !  (rires) Et les choses se font faites au fur et à mesure, j’ai essayé les plateaux d’artistes ouverts comme il y en beaucoup sur Paris, en testant des sketches de 5 minutes.., et ça l’a fait  !  Je me suis construit petit à petit.

Jamel Comedy Club…
J’étais au Blanc Manteau et je rêvais que ça décolle ! J’ai eu la chance que Jamel me voit sur scène et me propose cette aventure.,. Peu de raisons de refuser ! (rires) Une expérience géniale, des rencontres fabuleuses, une tournée avec une centaine de dates, on a beaucoup appris.

L’impro…
Sur scène, ce n’était que du travail, il y avait zéro impro. Disons-le une fois pour toute, les humoristes qui prétendent improviser, ce n’est qu’un grand mensonge ! Un bon spectacle c’est quand on sait où on va ! On peut avoir des moments de grâce en s’appuyant sur un élément perturbateur pour faire quelque chose de différent mais le grand mythe de l’impro n’existe pas. (rires)

Thomas N’Gijol m’a parlé d’un 2nd film…
On ne sait pas où on va ! (rires) On va déjà essayer de voir ce que donne « Case Départ » qui sortira le 6 juillet. On a beaucoup misé sur ce film, on l’a co-écrit, co-réalisé avec Lionel Steketee, on a les deux 1ers rôles donc on joue gros sur ce film ! On va prendre les choses dans l’ordre ! C’est vrai que quand tu sors du tournage qui a duré un mois et demi à Cuba, tu es super emballé, tu as envie de repartir le lendemain mais après les choses se tassent  !  Il faut retrouver une bonne idée, réécrire… C’est quand même du travail. (rires)

« Case Départ » ?
Ce sont deux demis-frères d’origine antillaise qui vivent en métropole et que tout oppose. Un qui réfute totalement sa négritude en étant devenu plus blanc que les blancs et l’autre qui considère que la France est un pays raciste et qu’il rate tout parce qu’il est noir. Ils vont être contraints de se retrouver au chevet de leur père aux Antilles. Ils vont être envoyés 300 ans en arrière au temps de l’esclavage et cette épreuve va les enrichir, leur apprendre à vivre. C’est un film comique sur l’identité.

Stand-up ?
Ce n’est pas un mot qui me convient. C’est un spectacle de théâtre… Ma formation de départ c’est vraiment le café-théâtre, du sketch à l’ancienne. Après j’ai pris le virage avec le Jamel Comedy Club où j’ai un peu plus ce qu’on appelle le stand-up avec le micro et finalement ce spectacle c’est un amalgame des deux. Ça m’a permis de progresser, ça m’a donné une facilité à parler directement au public mais aussi à interpréter des états différents.

Le spectacle…
C’est beaucoup moi ! J’y parle d’identité, c’ést un peu le socle du spectacle. Je parle de mon intimité, de ma famille, de la radio avec Ruquier, de la télé avec Fogiel, de la rencontre avec Jamel etc. J’en parle avec beaucoup d’auto-dérision et je saupoudre tout ça d’intégration, d’identité nationale, de tout ce qui me ressemble puisque je suis issu d’un couple mixte et au bout du compte, on tape sur tout le monde ! (rires)

Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel

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