CONCERT

Alex Vizorek en interview pour « Je n’aime pas le classique mais avec Alex Vizorek, j’aime bien ! » et son spectacle « 2 1/2 »

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« Je m’enthousiasme vite ! » Alex Vizorek

 


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Alors que, depuis quelques mois, Alex Vizorek – qui nous a réconciliés avec l’art et (presque) avec la mort dans ses 2 premiers spectacles – goûte à l’exercice du stand-up, il n’a pas su résister, en parallèle, à un projet aussi grandiose qu’inédit ! Dans « Je n’aime pas le classique mais avec Alex Vizorek, j’aime bien ! », l’humoriste partage la scène avec le quatuor à cordes Eden et les solistes Luka Faulisi et Simon Ghraichy pour y dévoiler – avec le talent qu’on lui connaît – quelques anecdotes bien choisies sur les plus beaux airs du répertoire… À deux doigts de passer maître dans le domaine, les Victoires de la Musique Classique ont également fait appel à lui pour coprésenter la cérémonie 2026…

 

 


 

 

Alex Vizorek en interview pour « Je n’aime pas le classique mais avec Alex Vizorek, j’aime bien ! » et son spectacle « 2 1/2 »

interview / spectacle / humour / classique / tournée

  • Co-présentation des Victoires de la Musique Classique 
    • 20 mars 2026 / 21:10 / France 3 + France Musique

 

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Morgane Las Dit Peisson : On s’habitue à jouer « complet » ?

 

Alex Vizorek : Honnêtement, on ne s’habitue jamais à ça… D’ailleurs, ce mot « complet » nous procure à chaque fois une jouissance inouïe ! Et c’est pour ça qu’il faut être malin en choisissant des salles qu’on est capable de remplir ! (rires) Si je m’attaquais à une jauge de 2000 places, ça ne marcherait pas et ça m’angoisserait terriblement ! Tant qu’il reste des places à la vente pour une date, je ne suis pas serein et je me remets en question…

 

 

Même si les médias te font les yeux doux, tu ne te lasses jamais de la scène…

 

Jamais ! C’est l’exercice par excellence ! Les médias sont arrivés à différents moments de ma vie par bonheur et j’adore ce que j’y fais, mais mon vrai métier se pratique sur scène…

 

Après 2 spectacles qui t’ont accompagné pendant plusieurs années, tu reviens avec « 2 1/2

 

Le but n’est pas d’en faire un grand show, je ne veux me mettre aucune pression. J’ai imaginé 2 1/2 pour pouvoir me produire dans des petites salles et dans les comedy clubs que je n’ai pas connus. Moi, c’était la période des cafés-théâtres où l’on jouait la meilleure partie de son spectacle dans l’espoir que quelqu’un nous repère.

Le stand-up, le fait de prendre un micro, de discuter avec les gens, d’offrir des sketches qui changeront le lendemain, d’être dans une écriture plus participative tout en ayant travaillé des sujets… c’est tout nouveau pour moi !

Je n’avais jamais connu ce côté un peu jazz que permet le comedy club à l’américaine, donc je suis très content de me lancer là-dedans !

 

 

Tu t’autorises de plus en plus de choses différentes…

 

J’ai une tendance à me diversifier beaucoup, c’est mon problème ! (rires) Si on me soumet un chouette projet, j’ai rapidement envie de m’y atteler… Je m’enthousiasme vite ! (rires) Il y a eu Le Carnaval des Animaux, la bande dessinée L’histoire du suppositoire, là il y a le spectacle Je n’aime pas le classique… On me propose d’aller avec des musiciens géniaux sur scène pour parler de musique classique, tout en faisant des blagues. Qui suis-je pour refuser ça ? En revanche, même si j’aime énormément de choses, je ne pourrai pas abandonner mes spectacles… Je veux rencontrer les gens, je veux passer mes week-ends en province, c’est mon moteur, c’est ma vie.

 

Tu t’accordes plus de temps, tu es de plus en plus curieux ou tu te fais un peu plus confiance ?

 

Sans doute que je suis un peu plus détendu avec moi-même aujourd’hui parce que j’ai de l’expérience, et parce qu’on m’imagine dans des choses différentes. J’ai la chance – pour le moment – qu’on vienne à moi, donc ça donne confiance, ça permet d’oser…

 

Le mot clef reste le travail…

 

Il faut lire, écrire, observer, rechercher, réfléchir, mais ce qu’on oublie souvent, c’est qu’il faut se planter, il faut connaître des échecs pour constamment désirer faire mieux. Sans effort, le « génie » n’est pas mis en valeur, donc, pour peu qu’on n’en ait pas beaucoup, on doit travailler d’arrache-pied ! (rires) On dit que derrière un succès, il y a 90% de travail pour 10% de talent, et c’est totalement mon cas. Après une quinzaine d’années de carrière, je commence, je crois, à avoir un petit savoir-faire, mais le chemin est encore long ! (rires)

 

 

« Je n’aime pas le classique »…

 

Je ne voulais pas choisir le programme, alors j’ai demandé au violoniste – qui est un virtuose – de sélectionner ce qu’ils allaient jouer de façon à avoir la surprise des sujets à aborder. Je ne connaissais pas extrêmement bien Vivaldi et Brahms, un peu mieux Mozart et Beethoven, mais ce genre de projet m’amuse énormément, car c’est intellectuellement intéressant de se « contraindre » à étudier ce vers quoi on ne serait peut-être jamais allé. Ce qui me plaît beaucoup avec Je n’aime pas le classique… – au-delà de l’équipe avec qui je le fais -, c’est d’apprendre des choses, de les partager aux gens qui, pour la plupart, ne les connaissaient pas plus, et d’y ajouter de la drôlerie…

 

Un spectacle différent de celui fait par Gaspard Proust…

 

Complètement ! Sony Music a créé le label « Je n’aime pas le classique, mais ça j’aime bien ! » pour faire comprendre aux gens qu’ils connaissent beaucoup plus de morceaux de musique classique qu’ils ne le croient. Ils les ont entendus dans des pubs, des films, des ascenseurs ou des musiques d’attente ! (rires) Et c’est là que c’est malin parce que ça nous rappelle que, bien qu’on pense devoir être érudit pour apprécier ce registre, il est en réalité partout et on l’aime déjà. Ces disques ont rencontré un énorme succès, alors ça leur a donné l’idée d’en faire un spectacle. Ils ont demandé à Gaspard Proust de le faire car c’est un grand connaisseur de musique. Il a choisi son répertoire et a précisé pourquoi il l’aimait et pourquoi ça le touchait. Tout ça avec son humour et sa plume…

Pour cette 2ème saison, j’ai voulu inverser le processus car si je veux bien être un transmetteur, je ne suis pas du tout un expert ! Ils ont sélectionné des morceaux, ils m’ont expliqué pourquoi et moi, je me suis renseigné pour me les approprier. J’aime bien cette approche à la fois ludique et pédagogique, car je pense que, lorsqu’on t’enseigne comment écouter quelque chose, tu y es beaucoup plus sensible… Un peu comme en peinture, quand on te donne certaines clefs, que le tableau te plaise ou non, tu t’y intéresses. J’adore que les gens ressortent en ayant appris des choses, rigolé et entendu de la belle musique. Donc normalement, ce ne sera pas une soirée perdue ! (rires)

 

J’imagine qu’on est venu te trouver par rapport à ton 1er spectacle ?

 

Sans doute… Avec Alex Vizorek est une œuvre d’art, je me suis métamorphosé en comique du classique ! (rires) Je crois que j’ai la tronche du gars qui aurait pu être violoniste et, puisque ce spectacle parlait en partie de musique classique avec le joueur de cymbales, c’est devenu un truc qu’on m’a demandé régulièrement. J’ai fait Pierre et le loup, des blagues dans Carmen pour l’orchestre de Lille, j’ai joué avec celui de Toulouse, d’Avignon… J’ai l’impression qu’ils se sont refilé mon numéro ! (rires) Mais j’adore ça, déjà parce que je suis sûr d’avoir une bonne place au concert et surtout, parce que c’est très valorisant pour moi. Je suis vraiment fier de partager la scène avec des gens aussi brillants, c’est un peu un aboutissement…

 

Musique et humour sont des langages différents… 

 

On ne s’exprime pas avec les mêmes armes et c’est ce « choc » entre deux mondes qui est si amusant et passionnant. Amener la drôlerie dans le « classicisme du classique », c’est assez fou, ça dépoussière non pas la musique mais l’image qu’on en a, et ça permet aussi de fusionner les univers, de pousser chaque public à découvrir le travail de la partie « adverse ». Le mien n’irait peut-être pas écouter un quatuor à cordes, le leur ne viendrait peut-être pas voir de l’humour…

Donc en tournée, mais plus tout seul…

Ça aurait pu être joyeux et plaisant… Mais j’ai découvert que je devais partager la recette et si j’aime bien le classique, ça, je n’aime pas du tout ! (rires)

 

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson au festival Rire en Vignes pour Le Mensuel / Photo Pascal Aimar – Gilles Coulon

 

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