INTERVIEW

Agustin Galiana en interview

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Découvert grâce à son rôle d’Adrián dans la série « Clem« , le comédien et chanteur espagnol n’aura mis que quelques mois à se faire adopter par le public français. Arrivé il y a seulement sept ans sans parler couramment la langue, Agustín Galiana – à force de volonté et de travail – a en effet réussi à se faire une place dans nos paysages tant audiovisuel que musical. Armé d’un sourire aussi ravageur que respirant la bienveillance, l’accro au jeu et à la musique mène de front ses deux passions en sortant en cette rentrée un deuxième album – « Plein soleil » – et en s’affichant parmi les personnages principaux de la nouvelle série de TF1…

AGUSTIN GALIANA > nouvel album « Plein soleil » sorti le 28 août

Retrouvez-le sur TF1 dans le rôle d’Adrián dans la saison 10 de « Clem » diffusée à partir du 14 septembre et dans celui de Lisandro dans « Ici tout commence » (nouvelle série quotidienne diffusée en octobre)


« Je ne peux pas vivre sans musique ! »


MORGANE LAS DIT PEISSON : Sortir un 2ème album…

AGUSTIN GALIANA : Je me sens un peu différent de la première fois car aujourd’hui je sais déjà ce que c’est que de sortir un album mais la contrepartie, c’est que j’ai désormais quelque chose « à perdre » ! (rires) Donc d’un côté, je suis rassuré de ne pas être dans l’inconnu et de l’autre, je stresse de décevoir le public… Je suis tiraillé entre trac et excitation, ça procure une sensation de vertige !

C’est tout le charme de ce métier…

Exactement ! (rires) On a besoin de se sentir vulnérable pour partir à la recherche d’une certaine adrénaline… En gros, les artistes sont angoissés quasiment tout le temps mais pour leur bien ! (rires) Tu as peur quand tu ne travailles pas, quand tu travailles tu as peur que ça ne dure pas et en même temps tu as constamment besoin de nouveauté…  

« Plein soleil » est un album de reprises mais c’est loin d’être plus facile…

Je crois même que c’est encore plus difficile que de composer ses propres morceaux car on pénètre dans l’univers de quelqu’un d’autre pour se l’approprier en ayant peur de le trahir. C’est compliqué de passer après d’autres artistes dont la première version a déjà été acceptée et aimée par le public mais c’est un exercice passionnant ! Et puis, il ne faut pas oublier que le but d’une chanson, c’est de marquer la vie des gens et d’être chantée encore et encore… Même si on la fige à un moment donné sur un album, elle continue à vivre sa vie…

« Reprendre » un titre c’est le « réinventer »…

La version originale de « Porqué te vas » de Jeanette par exemple est assez mélancolique et je me suis toujours imaginé qu’elle devait avoir envie de se suicider à la fin (rires), alors j’en ai fait quelque chose de gai qui donne envie de danser ! Ça ne veut pas dire que c’est mieux ou pire, c’est une seconde lecture, c’est une autre voie, une autre énergie et c’est là qu’on voit toute la magie de la musique qui permet tout et son contraire à partir d’une même matière… 

« Plein soleil » n’est d’ailleurs pas que dansant et joyeux…

Ça a beau être un album ensoleillé, je n’ai pas cherché à ce qu’il soit léger à tout prix… « Tuyo » est chargé émotionnellement et c’est d’ailleurs comme ça que tous les morceaux de l’abum ont été choisis. Je ne pourrais pas chanter une chanson qui ne me touche pas personnellement… Sur « Plein soleil », il y a celles que j’aime depuis toujours, celles qui m’ont aidé à apprendre le français, celles qui ont un rapport avec mon métier de comédien comme « Piensa en mí » que l’on retrouve dans « Talons aiguilles » ou encore celles que j’ai découvertes grâce à ma maison de disque comme « L’amour à la plage« .

Une musique qui adoucit cette période…

J’espère en effet que « Plein soleil » aidera un petit peu les gens à se sentir mieux… Sur moi, ça marche depuis toujours, je ne peux pas vivre sans musique car elle rythme mes émotions. Son pouvoir est énorme ! À la maison, quand j’était petit, on en écoutait beaucoup, de tous les styles et de tous les pays car à chaque fois que mes parents revenaient de voyage, ils rapportaient des disques et des instruments en souvenir… Il y avait de la musique arabe, italienne, russe et il n’y avait tellement pas de frontière et d’a priori chez moi que le premier disque que je me suis offert à l’adolescence était celui d’une chanteuse lyrique ! 

Une absence de frontière aussi entre la musique et le jeu…

Je suis comblé d’avoir la chance de pouvoir faire les deux ! J’ai relevé le défi de jouer au théâtre en français face à Régis Laspalès, la dixième saison de « Clem » va sortir et je tourne actuellement dans une nouvelle série quotidienne qui sera diffusée à partir du mois prochain : « Ici tout commence » dans laquelle j’ai le privilège de donner la réplique à d’excellents comédiens comme Francis Huster, Catherine Marchal, Ingrid Chauvin, Bruno Putzulu ou encore Frédéric Diefenthal ! Il y a deux équipes qui tournent en même temps avec deux réalisateurs différents, c’est un rythme de travail intensif mais très enrichissant !

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson en août 2020 • Photos Sylvie Bessou


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Interview parue dans les éditions n°417 #1, #2, #3 et #4 du mois de septembre 2020

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