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Tourisme : Besançon, joyau du Doubs

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À la découverte de Besançon

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Besançon

 

 

Besançon, la ville d’or, joyau de Franche-Comté

Préfecture du Doubs, Besançon, d’abord nommée Vesontio par les Celtes, fut considérée par Jules César comme une place stratégique, puisque protégée par la rivière et ses reliefs. Son appellation antique viendrait du dieu celtique Vesontios, lié au cours d’eau, ou évoquerait la hauteur.

Au Moyen Âge, elle fut baptisée Chrysopolis « ville d’or », en référence à une monnaie byzantine : le « besan ». Le nom évolua de Vesontio à Besançon au IVème siècle, transformant le V en B.

Dominée par son imposante Citadelle – inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO – et nichée dans un méandre du Doubs, au cœur de la Bourgogne-Franche-Comté, Besançon est une agréable commune d’un peu plus de 120 000 habitants, terre natale de Victor Hugo et dont les spécialités culinaires (cancoillotte, vin jaune) sont à déguster avec bonheur !

À l’est, on rejoint la Suisse en 1h30 de route, tandis que la Haute-Saône se trouve à une demi-heure au nord et que le Jura borde le département à une vingtaine de minutes à l’ouest.

Son site exceptionnel, encerclé par sept collines, fait de Besançon – « Besac » pour les puristes -, une ville étudiante animée où il fait bon vivre, avec un héritage riche, une nature préservée et valorisée, ainsi qu’une diversité culturelle et artistique incontournable.

 

Office de Tourisme et des Congrès de Grand Besançon Métropole

 

Besançon : À savoir, à voir, à faire

 

 

La Citadelle : L’emblématique

 

Perchée à une centaine de mètres au-dessus du Doubs sur le mont Saint-Étienne, la Citadelle de Besançon est une splendeur du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Comme Jules César avant lui, l’architecte militaire Vauban, vit sur ce promontoire le lieu idéal pour y ériger – entre 1668 et 1684 – cet édifice de 11 hectares afin de procurer une défense efficace à la frontière est de la France.

Du haut de ses 350 ans, ce grandiose monument a malgré tout su conserver sa chapelle, son moulin à grain (tout fraîchement restauré), ses galeries souterraines… Et pourtant, elle en a vu des guerres ! Elle a même eu la lourde charge d’être le repaire de la Gestapo et le théâtre de trop nombreuses mises à mort.

Aujourd’hui, elle accueille d’ailleurs le Musée de la Résistance et de la Déportation, récemment rénové. Des expositions permanentes et temporaires mettent essentiellement en lumière la partie artistique de cette sombre époque, puisque l’on y découvre plus de 600 petites peintures, statuettes et dessins que les prisonniers ont réalisés.

 

Vue sur Besançon depuis la Citadelle Vauban

 

 

Également installé dans la Citadelle, le Musée comtois explique l’histoire et les modes de vie des Francs-Comtois. Dispersé dans 15 salles et se concentrant sur les savoir-faire artisanaux, les arts populaires ou encore les croyances et les fêtes, il rouvrira ses portes début avril 2026, après quelques travaux.

Enfin, le Muséum possède lui aussi un bel espace dans la Citadelle depuis 1959. Cet établissement, dédié à la compréhension et à la protection de la biodiversité, regroupe des collections fabuleuses d’histoire naturelle. Il est le domaine de poissons, d’insectes, d’amphibiens ou même d’oiseaux, de primates ou de petits et grands mammifères. Le zoo s’est spécialisé dans la reproduction d’espèces menacées et peut se targuer d’agir pour des programmes de conservation et de réintroduction.

La visite de la Citadelle et de ses trois musées emblématiques se fait toute l’année grâce à un billet unique.

La Citadelle

Entrée des visiteurs > 99 rue des Fusillés de la Résistance , 25000 Besançon / citadelle.com

  • Adulte haute saison > 13€ / basse saison > 9,50€
  • Adultes et enfants en situation de handicap + un accompagnateur > gratuit
  • Enfants – 4 ans > gratuits / de 04 à 07 ans > 5,80€ / de 08 à 17 ans > 9,50€
  • Tarifs réduits ( étudiants, demandeurs d’emploi…) > 9,50€
  • Pass journée famille (2 adultes et enfants mineurs) > 38€
  • Animaux domestiques interdits

 

 

 

Horloge astronomique de la Cathédrale Saint-Jean : Prouesse scientifique

 

Souvent considérée comme le berceau de l’horlogerie française, la ville de Besançon tient ce titre honorable de l’installation, fin XVIIIème, de la Manufacture nationale d’horlogerie. L’industrie locale, boostée par l’arrivée de nombreux horlogers suisses, puis par l’ouverture d’écoles spécialisées, produit jusqu’à 90% des montres françaises vers 1860.

Parmi les chefs-d’œuvre d’innovations techniques de cette époque, l’horloge astronomique de la cathédrale Saint-Jean fait partie des plus impressionnantes. Affichant sur 60 cadrans heures, calendriers, mouvements des planètes, éclipses ou encore marées, cette horloge de 5 mètres de haut comporte pas moins de 30 000 pièces  !

 

Cathédrale St. Jean

 

Profitez de cette découverte pour observer, bien sûr, la cathédrale qui la renferme. Elle fut érigée au IIIème siècle et a subi, comme tous ces monuments très anciens, de nombreuses modifications au fil du temps, regroupant désormais plusieurs styles architecturaux  : roman, gothique et baroque. L’une de ses particularités est de posséder deux chœurs opposés, de beaux tableaux et un autel de marbre blanc.

 

 

Porte Noire –  Cathédrale St. Jean au second plan

 

Les portes de Besançon : Passages obligatoires

 

La Porte Noire

Faites quelques pas juste en dessous de la Cathédrale, vous y trouverez celle que l’on nomme la porte Noire, un arc de triomphe qui marquait – au temps des Romains – l’entrée au sud de la cité.

Construite en l’honneur des victoires militaires de Marc Aurèle, elle fut, vers le IIIème siècle, transformée en porte défensive. Malgré son grand âge, elle conserve toujours de belles et riches sculptures.

 

La porte Rivotte

En cheminant encore plus bas, on tombe sur la porte Rivotte (du XVIème siècle) qui servait, elle, à contrôler le passage entre le Doubs et la Citadelle. On la reconnaît à ses deux tours rondes et au soleil Royal installé sur son fronton – puisque modifiée sous Louis XIV -, dominant fièrement les promeneurs.

 

La porte Taillée

Il faut ensuite longer le Doubs une quinzaine de minutes vers le sud pour admirer la plus rustique des portes encore debout. En effet, celle-ci est taillée dans la roche et daterait, elle aussi, de l’époque romaine. Une tour de guet, ajoutée bien plus tard (sous Charles Quint) trône en son sommet.

 

 

 

Maison natale de Victor Hugo : Berceau d’un géant

 

Son œuvre a fait le tour de la planète. On lui doit entre autres les romans Les Misérables et Notre-Dame de Paris, la pièce de théâtre Ruy Blas ou encore des recueils poétiques comme Les contemplations, avec le très célèbre poème Demain, dès l’aube…, dédié à sa fille disparue très jeune. Géant de la littérature française, Victor Hugo, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est né en 1802 au 140 Grande Rue de Besançon.

La maison qui l’a vu naître est aujourd’hui transformée en un petit musée. C’est sur la place – au nom de l’artiste – que cette demeure abrite des objets lui ayant appartenu ainsi que de nombreux documents sur son combat pour la justice.

Faites un détour, quelques mètres plus haut, par le square Castan – joliment arboré – où l’on peut admirer des colonnes, vestiges archéologiques datant de l’ancienne cité gallo-romaine.

 

Maison natale de Victor Hugo

 

 

 

Autres natifs

 

Autres natifs de Besançon, et pas des moindres, les frères Auguste et Louis Lumière, respectivement nés en 1862 et 1864. Ces fabuleux inventeurs, passionnés de photographie et de tout ce qui touchait à l’image ont été les premiers à mettre au point, grâce à une caméra et à un projecteur, un grand écran qu’ils nommèrent le cinématographe et dont ils déposèrent le brevet en 1895. Leur maison natale est située au 15 de la rue Mégevand à Besançon.

Si celle-ci ne se visite pas, un musée leur rend toutefois hommage, mais il faudra faire quelques kilomètres de plus, puisque celui-ci se trouve dans la villa Lumière à Lyon (où ils ont vécu).

 

Maison natale des frères Lumière
  • 1 place Victor-Hugo, , 25000 Besançon
Musée Lumière

 

 

 

 

Musée du Temps : Suspendu

 

Si, lors d’une escapade à Besançon, vous vous sentez l’âme de découvrir et de visiter un charmant musée, foncez au Musée du Temps, installé dans le très beau Palais Granvell, un hôtel Renaissance du XVIème siècle.

Dédié à la mesure et à la représentation du temps, ce musée retrace l’histoire de l’horlogerie, un savoir-faire historique de la région. Il rassemble une riche collection faite d’instruments de mesure, d’horloges, de montres, de cadrans solaires et informe sur l’évolution des techniques des appareils scientifiques.

 

Musée du Temps
  • 96 Grande Rue, 25000 Besançon
  • 03 81 87 81 50 / mdt.besancon.fr
  • tous les jours de 14:00 > 18:00 + week end 10:00 > 18:00
  • 9€ / tarif réduit 4,5€

 

Besançon : balades et escapades artistiques et insolites

 

 

On le sait, pour visiter une ville et s’imprégner de son ambiance et de ses lieux, rien de tel que de se promener à pied. Commencez par les berges du Doubs en empruntant la voie verte, une boucle de 4 km aménagée le long du chemin de halage, idéale pour les marcheurs et les cyclistes. Ce parcours serpente au pied de la Citadelle et traverse même un tunnel fluvial éclairé sous la forteresse, reliant les deux rives. Des panneaux jalonnent le circuit et permettent de s’informer – entre autres – sur les vestiges des anciennes fortifications que l’on croise. Lorsque la météo est clémente, on profite des espaces verts et des pelouses pour un pique-nique ou une partie de cartes !

 

photo © Clément Barré

 

Le quartier de Palente-Orchamps à l’est de Besançon, possède de belles fresques monumentales célébrant la mémoire ouvrière et sociale de la ville.

La première, réalisée par l’excellente Rouge Hartley, est un coup de chapeau aux travailleuses de l’usine horlogère LIP, tandis que celle de l’artiste espagnol Escif évoque, lui, l’histoire de la Rhodiacéta, une usine de soie et sa grève de 1967.

En septembre dernier, une nouvelle œuvre grandiose et colorée est venue rejoindre les deux autres. Intitulée Le murmure des forces, elle rend hommage aux luttes sociales menées dans les usines Timex-Kelton dans les années 70-80, et a été peinte par le duo que forme l’artiste bisontin Vincent SMALL et l’Écossaise KMG.

Plus haut, le Fort Griffon, vestige militaire abandonné et perdu dans la forêt, est accessible pour les randonneurs après une quarantaine de minutes de marche depuis la Citadelle. Une fois atteint, le site offre un panorama absolument splendide sur la ville.

 

 

 

Situé près du centre-ville, Biome – avec ses trois univers gratuits et ouverts à tous -, est un autre lieu agréable pour s’octroyer une balade bucolique.

Il regroupe un jardin extérieur, mais aussi un espace couvert avec une serre tempérée, une autre tropicale et une serre de vie, que l’on visite à travers des parcours botaniques pour observer les très nombreuses espèces végétales présentes.

La dernière zone se nomme Fabrika. Ici, on explore, on s’instruit et l’on s’émerveille de manière ludique, à travers un savant mélange de sciences et d’arts.

 

  • Jardin > Tous les jours de l’aube à l’aurore
  • Serre + Fabrika > Fermé les jours fériés
  • Campus de la Bouloie – 16 route de Gray – 25000 Besançon
  • Entrée gratuite sans réservation pour les trois espaces
  • Tous les accès sont adaptés aux personnes à mobilité réduite

 

 

 

Besançon : Du verre à l’assiette

 

 

À Besançon, les amateurs de vins se doivent de goûter ceux de la région.

Issus d’un vignoble montagnard, tout aussi petit par sa superficie que riche en variété, les vins du Jura se distinguent par leur diversité. Ainsi, on trouve l’emblématique vin jaune (que l’on fait vieillir 6 ans), les rouges (avec les cépages poulsard, pinot noir et trousseau), le crémant et le liquoreux vin de paille. Un patrimoine viticole qui vaut le détour et la dégustation !

 

 

Côté douceurs à manger cette fois-ci, il est presque obligatoire de goûter au succulent Morbier, un fromage de vache, identifiable à son trait central foncé. Autres régals culinaires et aussi symboliques de la région : le comté et le Mont d’Or que l’on reconnaît à sa sangle d’épicéa qui l’entoure. Enfin, un plateau de fromages du Doubs ne serait pas parfait sans la typique Cancoillotte. Les initiés se souviendront peut-être de la chanson de Hubert-Félix Thiéfaine dans laquelle il vantait les innombrables atouts de cette spécialité fromagère dont il disait « La cancoillotte, c’est tout un art ; il faut rien laisser au hasard ! »…

Les saucisses de Morteau ou de Montbéliard viennent compléter les délices culinaires de la gastronomie franc-comtoise.

 

 

 

Y manger

 

 

La Petite Adresse : Petit lieu, grande table

 

Charmante, conviviale, délicieuse, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette adresse où les plats faits maison sont servis dans une ambiance agréable et un cadre chaleureux.

Petit par la taille (pensez à réserver), mais proposant une grande cuisine goûteuse, voilà un restaurant où vous pourrez déguster les fameux mets de la région. Saucisse de Morteau, terrines diverses ou encore Cancoillotte font régulièrement partie de la carte.


La Petite Adresse
  • 28 Rue Claude Pouillet, 25000 Besançon
  • 03 81 82 35 09

 

 

Le Saint Cerf : Sincérité sans artifice

 

Autre style visuel, mais tout aussi succulent, ce restaurant à la déco contemporaine propose une cuisine délicate et délicieuse. À l’angle de la rue du Palais de Justice et de la rue Megevand, à deux pas de la mairie, Le Saint Cerf, aux teintes végétales porte bien son nom. On y trouve en effet de la sincérité dans l’assiette et dans les mains expertes du chef Xavier Choulet qui concocte des plats originaux empreints de notes asiatiques.

 

Le Saint Cerf
  • 1 Rue Megevand, 25000 Besançon
  • 03 81 50 10 20 / Site
  • midi du lundi > mercredi
  • midi et soir jeudi + vendredi
  • fermé samedi + dimanche

 

 

Y dormir

 

Hôtel Vauban : Au bord de l’eau

 

C’est sur les berges de la rivière Doubs, à deux pas du Musée des Beaux-Arts et à quelques minutes de la Citadelle, que cet hôtel 3* accueille ses convives. Il propose 13 chambres confortables dans lesquelles on peut séjourner seul, en duo et jusqu’à quatre personnes grâce aux pièces familiales. Alliant charme historique et modernité, il possède par ailleurs deux restaurants (cuisine traditionnelle pour le premier et aux saveurs italiennes pour le second) et offre la possibilité de réserver un petit-déjeuner.

 

Hôtel Vauban
  • 9 quai Vauban, 25000 Besançon
  • 03 81 82 02 08 / hotel-vauban.fr
  • à partir de 90€ pour deux / nuit

 

 

 

La villa Molina : Comme chez soi

 

Voici une chambre d’hôte telle qu’on les aime ! Douillette, très joliment décorée et où l’on se sent comme à la maison ! Entièrement rénovée, cette maison nichée dans un écrin de verdure à quelques minutes du centre-ville, met à disposition de ses invités non pas seulement une chambre avec salle de bain, mais également un salon et une terrasse ! De plus, le petit-déjeuner est inclus et il est même possible d’emprunter des vélos pour mieux profiter du séjour.

 

La Villa Molina
  • 12 chemin français, 25000 Besançon
  • 06 21 85 42 29 / villamolina.fr
  • 100€ pour deux / nuit, petit dej inclus

 

Ce mois-ci

 

 

 

Festival Drôlement Bien : Devrait être remboursé par la sécu

 

Du 22 au 25 janvier 2026, Besançon s’apprête à accueillir un tout jeune – mais désormais incontournable – rendez-vous de rire : le Festival Drôlement Bien.

L’idée est partie de la tête bien faite de Hamid Asseila, un natif de Dole (dans la ville voisine du Jura) qui, en 2006, devient le créateur et directeur de NG Productions. Fan de musique et d’humour, il n’a de cesse, depuis, d’organiser des évènements culturels. Et pour le coup, il n’aura pas fallu à celui-ci de longues années d’existence, puisqu’en un temps record, il est devenu l’un des plus grands festivals d’humour de France !

 

 

 

Pour sa 4ème édition, il a – une fois de plus – réussi à réunir les grands noms de la scène hexagonale. Qu’ils soient humoristes émergents où déjà bien ancrés dans notre quotidien, ils se produiront dans différents lieux destinés à recevoir le public, comme le Grand et le Petit Kursaal, le Théâtre Ledoux, Micropolis ou encore Le Comptoir Général (pour les brunchs comedy). Au total ce sont 14 salles prévues pour diffuser de la joie et des rires dans Besançon.

 

 

Côté artistes, nous retrouverons par exemple Tom Baldetti le 22, Waly Dia le 23 (et le 25), Bérengère Krief le 24 ou bien Giedré le 25. Impossible ici de tous les citer, puisqu’ils sont pas moins de 45 à être programmés (certains même plusieurs soirs !) et plus d’une trentaine de spectacles qui seront disséminés dans la ville durant ces quatre jours de folie !

 

 

© Textes Delphine Goby O’Brien pour Le Mensuel / Photos DR / Janvier 2026

 

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