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COUPS DE COEUR
Avec « Lost and Found » & « C’est si simple l’amour » Charles Berling expose nos névroses
Lost and Found & C’est si simple l’amour avec Charles Berling
théâtre / théâtre contemporain
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Lost and found
- de Lars Norén / traduction de Johan Härnsten, Amélie Wendling / adaptation d’Alain Fromager, Amélie Wendling / mise en scène de Charles Berling
- avec Louise Arcangioli, Charles Berling, Pierrick Grillet, Bérengère Warluzel
- ★ 25 > 28 mars 2026 / Nice / Théâtre National de Nice / Salle des Franciscains / infos & billetterie ici !
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C’est si simple l’amour
Lost and Found & C’est si simple l’amour avec Charles Berling : Quand le vernis craque
Adaptées par Alain Fromager et Amélie Wendling et mises en scène par Charles Berling, les deux pièces Lost and found et C’est si simple l’amour sont proposées en diptyque au Théâtre National de Nice. Bien qu’étant toutes deux écrites par le suédois Lars Norén et issues de son cycle au joyeux titre « Pièces de mort », bien qu’abordant les mêmes thématiques et se jouant quasiment en simultané, celles-ci fonctionnent indépendamment l’une de l’autre. Ni suites, ni préquelles, ne représentant pas les mêmes personnages, elles peuvent donc être découvertes autant séparément que couplées sans risque d’avoir peur de ne pas pouvoir suivre l’histoire qu’elles racontent. En même temps, dans un cas comme dans l’autre, elles sont relativement simples et témoignent des obsessions du prolifique auteur (d’un répertoire de pas moins de 80 pièces) pour la psychologie, la société contemporaine, le terreau familial et les névroses du couple. Désireux, dans toute son œuvre, de refléter les lâchetés, les souffrances, les craintes et les bassesses de ses congénères, Norén a su décortiquer, sur scène, les plus banales des situations pour en faire des partitions à huis clos qui éveillent chez chaque spectateur une curiosité et une identification addictives qui l’empêchent de détourner le regard.
Si, dans Lost and found, un couple de petits bourgeois persuadés de mener une existence certes ennuyeuse mais paisible, découvrent que leur fille de 19 ans est toxico et que leur fils de 16 ans est accro aux sites pornos, dans l’ironique C’est si simple l’amour, il n’y a pas de descendance. Juste un mari et une femme, comédiens qui, après un soir de première, invitent un couple d’amis à prendre un verre chez eux. Alors qu’ils ont apparemment tout pour être heureux, l’alcool aidant, ils vont déballer leur linge sale devant deux témoins qui ne vont pas tellement mieux qu’eux… Infidélité, regret, impuissance, incompétence, incompréhension, rancœur, ces deux pièces livrent des moments de vie aussi communs qu’horribles et des joutes verbales qui rappellent ô combien on peut se faire du mal même quand on s’aime.
© Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel / Mars 2026 / Photo DR
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