En scène !
COUPS DE COEUR
« La nuit du 14 chez Léonie » : Une pièce qui dévoile les dessous d’un bordel parisien
La nuit du 14 chez Léonie
théâtre / théâtre chorégraphié / policier
- d’Agnès Chamak & Odile Huleux
- avec Ariane Carmin ou Lucile Künzli, Agnès Chamak, Fabien Floris ou Julien Jacob, Montaine Fregeai ou Katia Miran, Maroussia Henrich et Taos Sonzogni
- 19 > 22 mars 2026 / Monaco / Théâtre des Muses / infos & billetterie ici !
La nuit du 14 chez Léonie : Les dessous de la luxure
Interdites depuis 1946 alors que la prostitution est restée une activité professionnelle légale en France (mais sanctionnable pour les clients), les maisons closes – que bon nombre de « travailleuses du sexe » aimeraient voir rouvrir – étaient monnaie courante il y a plus d’un siècle ! Véritables institutions qui attiraient autant les « locaux » que les touristes ou hommes d’affaires de passage, les plus de 200 bordels parisiens de la Belle Époque ont contribué à la renommée mondiale de notre Capitale, faisant d’elle le temple de tous les plaisirs… Bonne chère, vins raffinés, cabarets, cocottes et volupté ont en effet connu un âge d’or à la fin du 19ème et au début du 20ème, tout particulièrement lors de l’Exposition Universelle de 1900 qui octroya même un prix à la maison Le Chabanais pour la décoration de sa chambre japonaise !
C’est à cette époque qu’Agnès Chamak et Odile Huleux ont choisi de nous ramener à travers leur pièce La nuit du 14 chez Léonie… Dans un établissement modeste de quartier tenu par une femme plus maternelle que mère maquerelle, la jeune Louise fait ses « débuts » et découvre les rouages du métier qui l’attend. Car derrière le faste que l’on s’imagine en pensant aux maisons luxueuses, certaines prostituées pratiquaient jusqu’à 60 passes par jour dans des maisons où les clients faisaient la queue dehors ! Avec autant de réalisme que de créativité, les autrices nous plongent dans cet univers plus complexe qu’il n’y paraît, où, bien que cette activité soit pour la plupart un choix, la pratiquer dans l’espoir de s’en extraire la tête haute requiert courage et solidarité. Alors que tout semble aller « pour le mieux » (si l’on met de côté la pauvreté, les violences et les risques de syphilis) dans ce lieu où les filles sont loin d’être écervelées, un meurtre est commis et leur équilibre pourrait bien vaciller… Entre mise en scène audacieuse, musique originale, chorégraphies narratives, propos ciselés et débarquement de la police, La nuit du 14 chez Léonie est aussi mouvementée qu’instructive…
© Morgane Las Dit Peisson pour Le Mensuel / Mars 2026 / Photo En scène !
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