INTERVIEW

Messmer en interview

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Après six ans passés sur les routes et dans les avions avec son précédent spectacle Intemporel, Messmer est désormais de retour en France avec un nouveau chapitre où il s’adonne encore et toujours à son domaine de prédilection : l’exploration du cerveau ! Car s’il a sensibilisé en masse à l’hypnose de potentiels patients, de nouveaux praticiens – au point que des syndicats de thérapeutes se sont formés en Europe afin d’encadrer la profession – ou même des artistes qui ont eu envie de suivre son exemple, celui qui s’est naturellement imposé comme la référence suprême en termes d’hypnose ne maîtrise en effet pas « que » ça… Préférant d’ailleurs l’étiquette de fascinateur plutôt que d’hypnotiseur, Messmer, passionné par les mystères et les pouvoirs du cerveau, utilise aussi la suggestion, la psychologie, la programmation neuro-linguistique ou encore le magnétisme pour mener à bien tant ses recherches que ses shows. Explorant en ce moment la sophrologie, la projection du corps astral et la télépathie, le québécois à la voix envoûtante a concocté un nouveau spectacle interactif et participatif – Hypersensoriel – où le public devrait voyager au coeur de ses 5, voire 6, sens…


« Mon but dans la vie c’est d’enseigner… »


MORGANE LAS DIT PEISSON : Tu viens nous voir très régulièrement…

MESSMER : Oui c’est devenu un rendez-vous au minimum annuel ! (rires) Même si j’ai un peu réduit la voilure en ne faisant « plus » que 145 dates par an afin de profiter de ma famille et enregistrer mes émissions plus sereinement, j’éprouve toujours autant de plaisir à partir en tournée. Et puis c’est agréable car au fil des années, j’ai tissé des liens avec les gens qui nous accueillent, je retrouve régulièrement des journalistes (rires) et je finis même par reconnaître des spectateurs…

Certains sont même addicts…

Absolument et c’est extrêmement touchant de voir des gens revenir plusieurs fois, ça veut dire que j’ai réussi à les interpeller. Le seul petit « souci » maintenant c’est que je suis souvent contraint de leur demander de laisser la place à ceux qui n’ont pas encore vécu l’expérience pour que ceux-ci puissent essayer les effets de l’hypnose mais aussi pour qu’ils ne s’imaginent pas que les « habitués » sont des complices ! (rires) Mais je n’aime pas devoir faire ça, j’ai l’impression d’être un vigile qui interdit l’accès à une attraction chez Disney après que les gens aient payé l’entrée et fait la queue ! (rires) Alors pour me faire pardonner et que tout le monde puisse en profiter, je fais toujours un numéro d’hypnose collective !

Ça prouve que tu as su intéresser les gens…

J’ai l’impression d’avoir réussi à créer un engouement autour de ces spectacles grâce au mélange de science, de show et de mystère… Ça permet aux gens de s’informer sur les techniques qui peuvent les aider à travailler sur leur subconscient. Si ça n’avait été que des conférences, je n’aurais jamais pu sensibiliser ces millions de personnes à l’hypnose. Mon but dans la vie c’est d’enseigner au plus grand nombre alors pour y arriver, j’ai choisi l’exemple et le rire…

On trouve de plus en plus de thérapeutes…

Quand j’ai décidé de vulgariser l’hypnose en faisant des spectacles, c’était de ça dont je rêvais… Je souhaite que ces thérapies soient prises au sérieux tant par les patients que par le monde de la médecine et petit à petit, ça se produit… Les gens voient que ça fonctionne réellement sur scène alors ils se disent que ça peut peut-être les aider et certains médecins se forment à l’hypnose pour pouvoir enrichir les traitements qu’ils proposent… Ce n’est pas totalement grâce à moi que ça bouge mais le fait d’y participer me rend très fier !

Toujours aussi passionné par le cerveau…

Oh que oui ! Et d’ailleurs, je suis en train de travailler de concert avec le CNRS sur quelque chose qui devrait aller encore plus loin que l’hypnose… Je me suis penché sur le concept de la sophrologie à l’américaine et ça m’a énormément appris sur la projection du corps astral ou encore sur la télépathie. Ce « Bluetooth » entre êtres humains existe réellement et c’est à la maîtrise et l’amplification de cette connexion que je suis en train de m’atteler en ce moment…

Hypersensoriel

Dans ce nouveau spectacle, j’ai décidé d’explorer nos cinq sens ainsi que celui qui se cache en nous et qu’on nomme souvent sans le connaître vraiment. À travers un numéro – que je suis désolé de ne pas pouvoir dévoiler (rires) – je vais prouver aux spectateurs que leur sixième sens existe réellement.

De la réalité augmentée…

Par l’utilisation d’un casque sur scène, je démontre au public que grâce à la réalité virtuelle, on peut entrer en condition hypnotique. Dès que la personne a le casque sur la tête, je ne fais plus rien que regarder – comme le reste de la salle – sur écran les effets d’une hypnose guidée par cette réalité virtuelle. Ça permet de découvrir ce qui l’intéresse et la stimule comme si on était tous dans sa tête ! C’est un véritable moment d’immersion totale pour tout le monde !

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson • Photos Eric Myre


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Interview parue dans les éditions n°404 #1, #2, #3 et #4 du mois de juin 2019

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