INTERVIEW

Les 3 Mousquetaires en interview • Victoria & Emji

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Bien que le titre du roman de Dumas et par conséquent du spectacle musical mette particulièrement l’accent sur les quatre personnages masculins principaux, d’autres – indispensables à la création et au déroulement de l’intrigue -, gravitent évidemment autour. Parmi eux, une incendiaire Milady – campée par Emji – qui n’hésitera pas à s’allier avec le cardinal de Richelieu dans l’espoir de nuire à la Reine Anne d’Autriche – incarnée par Victoria – dont elle est secrètement jalouse… Rivales sur scène, la gagnante de la Nouvelle Star 2015 et l’ex femme du peuple dans Le Roi Soleil redonnent en revanche dans les coulisses, entre leurs fous-rire et leurs attentions mutuelles, toutes ses lettres de noblesse au terme bien souvent galvaudé de « troupe ».

 

« LES 3 MOUSQUETAIRES »

À Marseille le 24 juin 2017

À Nice le 01 juillet 2017 > ANNULÉ

 


« La fatigue s’oublie vite quand on a le privilège de faire ce métier ! »


 

Morgane Las Dit Peisson : Bien que le spectacle ait été prolongé, le temps passe vite…

Victoria : C’est horrible ! Ces mois à Paris sont passés à vitesse grand V et on se retrouve déjà à devoir penser à Nice qui sera notre dernière date de tournée… Pour moi qui suis facilement émotive, les périodes de fin ne sont pas les plus faciles à vivre ! (rires)

Emji : Ce sont des moments que l’on ne revivra peut-être jamais dans notre carrière alors c’est vrai que quand on réalise que le temps file si vite, on essaye de profiter au maximum de chaque instant et surtout de la chance que l’on a de vivre ça…

Les 3 Mousquetaires s’est démarqué sur Paris et est très attendu en régions…

Victoria : J’adore cette vie de saltimbanques et j’ai toujours hâte de découvrir chaque soir un public différent… Même si c’est un véritable plaisir de jouer pendant plusieurs mois sur Paris, ça crée une certaine routine, on est rassuré par nos habitudes, nos loges et par plein de visages que l’on connaît bien parce qu’ils sont venus plusieurs fois voir le spectacle…

Emji : Je ressens une petite nostalgie à l’idée que la première étape s’achève mais j’ai hâte d’être en tournée car j’aime bouger et j’ai constamment besoin de nouveauté !

Vous aviez imaginé que vous alliez vivre un tel succès ?

Emji : Franchement, je ne savais pas à quoi m’attendre ! La comédie musicale m’était assez étrangère, j’étais habituée aux concerts de presque deux heures alors rien qu’entrer et ressortir de scène perpétuellement m’a demandé un effort d’adaptation ! (rires) Et puis surtout, ça m’a appris énormément… À jouer la comédie, à être sur scène chaque jour, à travailler en équipe et à se dépasser… Un spectacle comme Les 3 Mousquetaires, malgré l’épuisement physique qui s’est parfois laissé sentir, ne peut sincèrement apporter que du positif autant au niveau professionnel que personnel. 

Victoria : C’est sûr qu’il y a des jours de repos qui n’ont vraiment servi qu’à se reposer (rires), mais la fatigue s’oublie vite quand on a le privilège de faire ce métier ! Ça va faire un peu cliché mais c’est vrai qu’un spectacle comme celui-ci offre des émotions incroyables et surtout une superbe aventure humaine tant avec la troupe qu’avec le public. Sur scène, on a la chance d’être tous animés par la même passion et de se produire devant 4000 personnes à chaque représentation, c’est réellement un luxe que de « travailler » dans de telles conditions ! Et, dès qu’on en ressort, on retrouve toujours des gens qui nous attendent dehors pour partager quelques minutes avec nous, nous encourager et nous donner des preuves d’affection… C’est magique de connaître ça !

Vos rôles vous obligent à être assez différentes…

Victoria : Quand j’ai su que j’allais incarner la Reine, j’ai tout de suite commencé à regarder toutes les représentations qui avaient été faites d’Anne d’Autriche pour travailler ce port de tête royal mais aussi l’attitude et la dignité. Les metteurs en scène avaient exigé que dès mon entrée en scène, même en jean pendant les répétitions, je sois le personnage.

Emji : De mon côté, même si nos personnages sont très opposés, ça n’a pas toujours été facile non plus… (rires) Il fallait que je joue la séduction tout en ayant la vengeance, la haine et la méchanceté dans la peau alors j’avoue que j’ai parfois frôlé la schizophrénie ! (rires) On dit que l’habit ne fait pas le moine pourtant ma tenue en cuir et mon top push up m’ont énormément aidée à devenir Milady ! (rires)

© Propos recueillis par Morgane Las Dit Peisson • Photo Cyril Moreau / Bestimage

Interview parue dans Le Mensuel d’avril 2017 n°380 éditions #1 et #2

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