INTERVIEW

Julian Perretta en interview

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Si la sortie de son troisième opus semble déjà être actée, celle de Karma – son second album – s’est un peu plus faite attendre… Six ans après le titre Wonder why qui avait propulsé ce jeune inconnu au rang de petit prince de la pop britannique, Julian Perretta est donc réapparu avec des morceaux plus electro comme I cry et Miracle qui, s’ils confirment que l’auteur-compositeur-interprète pourrait bien s’imposer comme une machine à tubes, prouvent surtout qu’il n’est pas décidé à surfer sur la recette d’un succès…

 

« KARMA »

À Vence aux Nuits du Sud le 15 juillet

 


« Le succès du premier album avait mis la barre très haut ! »


 

Morgane Las Dit Peisson : Ta tournée va passer par Les Nuits du Sud…

Julian Perretta : J’adore jouer dans le sud de la France alors je suis ravi voire impatient de venir jouer à Vence cet été ! C’est une ville magnifique et, ce qui ne gâche rien, c’est qu’on a concocté un super spectacle ! (rires)

Un spectacle un peu différent en festival ?

Oui car les festivals en plein air nous obligent à retravailler nos shows… On a moins de temps puisque nous sommes plusieurs artistes à nous succéder sur scène, parfois on joue en journée, parfois de nuit donc ça change les éclairages et donc l’atmosphère. C’est très intéressant pour un artiste car ça casse la routine et puis, on se retrouve confronté à un public qui n’est pas toujours là pour nous personnellement, du coup, on a envie de le convaincre. J’adore cette ambiance de festival alors je suis prêt à remettre le couvert ! (rires) Et puis, comme l’ambiance est plus festive qu’en salle, la setlist est un peu plus énergique et péchue avec moins de ballades.

Bien que tu viennes en été, ce ne seront pas des vacances…

Malheureusement et heureusement en même temps, les dates de concert vont s’enchaîner donc à tous les coups, je ne pourrai certainement pas profiter de ce passage dans le Midi pour visiter un peu… De mémoire, on a une trentaine de concerts sur l’été donc on sera plus souvent sur la route et sur scène qu’à la plage ! (rires) On a prévu beaucoup de festivals en France, en Allemagne et en Europe de l’Est…

Et entre deux concerts, tu travailles sur ton prochain album…

En effet, on est sur la préparation du troisième album en même temps que l’on est en train de tourner donc il va sans dire que nos emplois du temps sont plutôt chargés ! Une bonne partie des titres est déjà écrite et d’ailleurs, un premier single devrait sortir dans très peu de temps… J’ai hâte ! 

Tu es toujours à l’écriture ?

Oui bien sûr, je crois que j’aurais du mal à ne pas m’intéresser à cette étape là… J’écris des chansons toutes les semaines et j’essaie constamment de trouver de nouveaux axes intéressants pour ce nouvel album. Surtout que le précédent – Karma – n’est sorti qu’il y a un an. Mais depuis, beaucoup de choses ont déjà évolué…

C’est rapide par rapport aux six années qui ont séparé Stitch me up et Karma

C’est vrai qu’entre les deux premiers opus, je me suis autorisé à prendre du temps pour savoir ce que je voulais réellement faire. Je travaillais en parallèle sur différents projets d’artistes et sincèrement, je crois que ça m’a fait du bien ! Ça m’a bizarrement aidé à me trouver moi… C’est une expérience qui diffère car elle te donne des limites différentes de celles que tu t’imposes pour toi et puis, ça permet d’aller vers des sujets inhabituels. être moins égoïste et centré sur soi, c’est un excellent apprentissage et ça ajoute une bonne dose de liberté !

Le premier album a connu un succès incroyable…

J’avais tout juste 20 ans quand Stitch me up est sorti pourtant ça s’est passé plutôt sereinement… Je crois que ça ne m’est pas monté à la tête par contre, rebondir sur un autre album a été assez compliqué pour moi. Le succès du premier avait mis la barre très haut donc c’était vraiment stressant… J’avais peur de faire moins bien et surtout de décevoir le public…

Karma est plus electro que le premier…

J’avais envie d’essayer et je trouve qu’amener ma musique pop dans un nouveau genre lui a donné une certaine fraîcheur. Je ne regrette pas du tout mon choix et je pense que le prochain sera un mariage entre l’electro et l’acoustique. D’ici sa sortie – normalement – en fin d’année, plein de choses peuvent encore se passer mais j’ai l’impression que ce sera un mélange de ces deux univers… On pourra peut-être même tester des choses cet été à Vence pour découvrir la réaction du public…

© Propos recueillis par Delphine Goby O’Brien • Photo Pascal Baillien

Traduction Arthur Brenac & Delphine Goby O’Brien

Interview parue dans Le Mensuel d’avril 2017 n°380 éditions #1 et #2

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